Epizone 1 : Pole - Vladislav Delay

 date du concert

07/09/2001

 salle

Nouveau Casino,
Paris

 tags

Nouveau Casino / Pole / Vladislav Delay

 liens

Pole
Vladislav Delay
Nouveau Casino

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Troisième et dernier soir de ce mini festival Epizone sous le signe de l’eau, avec aujourd’hui la plus belle affiche des trois jours, regroupant notamment deux artistes assez proches : Pole et Vladislav Delay, oeuvrant tous les deux dans un registre electro-ambient intimiste et collant le mieux au thème du festival : l’eau.

Toutefois la soirée sera sans grande surprise, étant donné que nous connaissons maintenant bien ces artistes. En guise d’introduction on devra supporter un DJ adepte du reggae, ce qui peut sembler assez cohérant en première d’introduction au dub de Pole, mais s’avère finalement assez agaçant.
Un autre dub, plus classique et traditionnel que celui de Stefan Betke aurait peut-être été plus judicieux.

C’est finalement Vladislav Delay qui joue en premier, à peine visible en arrière de scène avec son ordinateur portable. Il jouera pendant près d’une heure, une musique ambient fourmillant de petits bruits mécaniques pleins d’échos, une basse bien présente qui feraient presque basculer quelques titres dans un registre dub, quelques voix éparses aussi... bref une electronica douce et atmosphérique, avec quelques passages un peu plus dansant rendant son set excitant du début à la fin.
Cela dit, on pourra faire quelques remarques sur le public à la limite de l’insupportable, prenant le Nouveau Casino pour la nouvelle boîte tendance, parlant plus fort que son voisin et se plaignant que le son est un peu fort, alors qu’il y a le Café Charbon juste derrière qui est fait pour ça.

On se calme, et on a à peine le temps de reprendre nos esprits que Pole prend place et commence son set. La aussi peu de surprises, toujours le même dub craquelant (et craquant), entrainant et porté par quelques nappes synthétiques, brèves et répétitives.
Tout est maîtrisé à merveille, les breaks et reprises tombent juste quand il faut pour une musique hypnotisante.
Particulièrement concentré Stefan Betke navigue en eaux troubles entre son laptop, son synthé et sa console de mixage, accompagnant chaque son d’un geste appuyé et offre à lui seul un subtil spectacle, se passant très bien des vidéos tape-à-l’oeil de l’écran géant qu’il demandera d’arrêter.

On quittera ensuite la salle alors que Jake Mandell commencera son set, visiblement déterminé à mettre le feu au Nouveau Casino. Le public n’attendant que ça, c’est partie gagnée d’avance.

Fabrice ALLARD
le 09/09/2001

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