Dictaphone

M.=Addiction

(City Centre Offices / La Baleine)

 date de sortie

18/11/2002

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

3 MP3 (extraits)

 tags

City Centre Offices / Dictaphone / Electronica

 liens

Dictaphone
City Centre Offices

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Bruxellois de naissance, mais berlinois d’adoption, Oliver Doerell signe, sous le nom Dictaphone, un premier album où se mêlent influences jazz (via la présence d’un saxophone ou d’une clarinette joués par le musicien allemand Roger Döring) et beats électroniques.

Développant donc à part égale ses aspects jazz et électroniques, on retrouve sur les morceaux de Dictaphone aussi bien une cymbale redoublée, un saxophone légèrement étouffé que de petits glitchs ou une rythmique typiquement electronica. La rencontre se fait alors sans heurts, malgré un a priori pas forcément positif (on est bien loin du côté lounge que peut, par moments, avoir The Cinematic Orchestra, par exemple) et la confrontation entre les deux univers n’est pas désagréable, voire plutôt réussie avec Lügen, sommet de l’album, empli de mélancolie, où une fanfare entière est convoquée.
Si l’on n’échappe pas, par ailleurs, au titre avec voix féminine, Tempelhof diffère toutefois du tout-venant par le fait que Maika Spiegel privilégie le spoken-word au chant minaudant. Plus loin, La Piscine, malgré sa citation un peu trop soulignée de Boards of Canada, par le biais de samples d’enfants jouant dans l’eau, s’en sort plutôt bien, grâce à une rythmique intéressante et une clarinette caressante. Entre temps, Dictaphone se sera, un instant, rapproché de Matmos, lors du morceau Dictaphone où les éléments micro-électroniques utilisés rappellent les sonorités chirurgicales du duo (parallèle intensifié par un sample de dialogue tournant autour de la médecine et d’une opération).

Si l’expérience est à saluer, City Centre Offices préférant cette voie plus "expérimentale" au fourvoiement dans les "groupes à chanteuse" comme a pu le faire récemment Morr Music avec Ms. John Soda et surtout Guitar, on ne sort cependant pas pleinement convaincu du premier album de Dictaphone.

François Bousquet
le 10/12/2002

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