V/A

Levitate

(N-Rec / Metamkine)

 date de sortie

00/11/2003

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

3 MP3 (extraits)

 tags

COH / Cylens / Electronica / FabriqueDeCouleurs / Heller / Main / Mokira / N-Rec / Robert Hampson / Sébastien Roux / Sogar

 liens

Main
Heller
Robert Hampson
Mokira
FabriqueDeCouleurs
N-Rec

 autres disques récents
Miwon
Jigsawtooth
(n5MD)
Teknomom
La Marche des Arthropodes
(Le Turc Mécanique)
Billow Observatory
II : Plains/Patterns
(Azure Vista Records)
High Plains
Cinderland
(Kranky)

Troisième sortie après Frédéric Nogray et Heller dont on avait remarqué le génial album .09..03., cette compilation présente la ligne directrice du label. En réalité pas de grosse surprise après les deux premiers albums, cette compilation est tout aussi exigeante et réussi le mariage entre expérimentations électroniques et la sensibilité d’une musique ambient fragile.

La compilation tient sa cohérence dans le type de sonorités utilisées, électroniques, directement sorties d’un laptop, légèrement métalliques. On retrouve ensuite une même façon d’articuler les morceaux, même si on distingue différents types de compositions.
Il y a d’abord les pièces répétitives pour lesquels les auteurs semblent avoir capté un petit quelque chose qui fonctionne dans une séquence plus ou moins brèves et qui se répète à l’infini avec de subtiles variations. C’est peut-être dans ce registre que l’on trouvera les plus beaux morceaux : Pep ouvre le disque avec une pièce ambient composée de craquements et ponctuée d’un coup de cloche ou de gong. Mokira semble partir d’une mélodie de guitare complètement retraitée, hachée, syncopée, qui au fil du temps s’éclaircit, devient plus franche et finit par dévoiler tout son potentiel émotionnel. Plimplim a une approche un peu plus ludique dans sa petite séquence mélodico-bruitiste qu’il plaque à intervalle régulier sur ses nappes ambient. Enfin Frédéric Nogray parvient lui aussi à nous toucher avec ses petits tintements qui font penser à des gouttes d’eau qui tomberaient sur une plaque métallique. Les gouttes s’organisent, forment une mélodie tout en jouant avec la stéréo.

C’est sur ce type d’assemblage, d’organisation du son que travaillent Sogar et Sébastien Roux, puis Cylens (qui dirige le label N-Rec) un peu plus tard. Un mélange hétéroclite de sonorités micro-électroniques qui finissent par trouver une cohérence et forment une boucle rythmique autour de laquelle gravitent respectivement les notes de guitare de Sébastien Roux, ou des tintements suraigus et autres bruitages pour Cylens.
Le résultat est un peu le même avec Coh, mais abordé d’un manière différente. Sleepair est un morceau de plus de 12 minutes qui débute par le ronronnement d’un avion, un enregistrement ambiant sur un vol Bruxelles-Stockholm dans lequel l’auteur s’est endormi. On entend les poussées du moteur, le murmure des gens, puis une rythmique sourde et rapide et finalement un drone qui semble évoquer un sommeil profond. Brusquement une sorte de petit tintement met fin au rêve et signale un retour au ronronnement de l’avion.

Le reste de la compilation est plus abstrait, mais JPE et Main parviennent à créer des ambiances un peu mystérieuses et inquiétantes avec des compositions qui nous font penser à de la musique concrète dans la manière dont sont agencés les sons. D’un autre côté, E-Di (moitié de Heller avec Sébastien Roux) et FabriqueDeCouleurs restent très abstraits et ont un peu plus de mal à nous convaincre.

Fabrice ALLARD
le 10/03/2004

À lire également

O.Lamm
My Favorite Things
(Active Suspension)
COH / AGF / Jasch / Hecker / Ilios / Marcus (...)
Transient Travels
(Domizil)
18/12/2002
Performance #13 : Oldine
(Pop In)
21/03/2002
Main - Oren Ambarchi (...)
(Fylkingen)