Helios

Unomia

(Merck / Import)

 date de sortie

00/04/2004

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

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13 MP3 (extraits)

 tags

Ambient / Electronica / Goldmund / Helios / Merck

 liens

Goldmund
Helios
Merck

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Nouvelle signature du label Merck, Helios, alias Keith Kenniff signe, avec Unomia, son premier album, après avoir notamment participé à la troisième compilation Neo Ouija ou remixé un titre sur le EP de Deaf Center.

Proposant une electronica principalement portée sur les nappes et textures (même s’il ne délaisse pas les rythmiques), le compositeur états-unien nous invite à une sorte de voyage assez étrange, fait d’ambiances quasi-fantomatiques, de plages limite inquiétantes et d’atmosphères faussement calmes. Tirant le meilleur des différents instruments et sonorités qu’il utilise, Helios parvient à situer un piano solo à l’exact milieu entre lamentation contemplative et onirisme épuré (West Orange), à rendre une boucle rythmique sombre et caverneuse, augmentant le sentiment d’insondable profondeur qui parcourt le disque (Samsara), à intégrer une guitare acoustique qui vient faire l’idéal pendant du clavier (Light House) ou à insérer de manière fort habile des samples de discours filtrés.
Pour autant, cette noirceur ne se fait jamais cadavérique ou morbide, Keith Kenniff ne faisant pas durer ses morceaux outre mesure, sachant toujours se placer à l’extrême limite de l’opacité. Ainsi, la texture de Suns that Circling Go se voit éclairée par un son relativement strident ; de même, la pulsation plutôt froide de Clementine se voit réchauffée par d’accueillantes nappes, directement tirées des meilleurs disques d’electronica-shoegazing. Décidément très éclectique et faisant preuve d’un louable renouvellement d’un titre à l’autre, Unomia se termine par Luek et sa texture semblable à une vague avec sac et ressac avant de laisser place à une plage cachée où, dans une structure plus proche d’une electronica traditionnelle, le morceau Nyckel se voit remixer par le duo Loess.

Belle réussite et confirmation du talent de Keith Kennif, Unomia constitue véritablement le premier jalon d’une carrière qui s’avère fort intéressante (il sera d’ailleurs très bientôt question, à nouveau, du musicien états-unien puisqu’un album de Goldmund, un autre de ses pseudonymes, est attendu sur Type pour février 2005).

François Bousquet
le 15/12/2004

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