Melodium

Anaemia

(Audio Dregs / Import)

 date de sortie

23/11/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

Felt Melt (MP3 complet)

 tags

Audio Dregs / Electronica / Melodium

 liens

Melodium
Audio Dregs

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Peter I’m Flying, Disasters By Choice, et aujourd’hui Audio Dregs, Laurent Girard change régulièrement de label afin de sortir toutes ses productions. Le jeune français hyper productif nous ayant déjà enchanté à plusieurs reprises, nous sommes totalement confiant avant d’écouter ce quatrième album qui n’est pas sans surprises.

Si vous connaissez les productions de Melodium, celle-ci a en effet de grande chance de vous surprendre, avec un ton quelque peu différent. Pas tellement au niveau des ambiances, des atmosphères toujours un peu mélancoliques, des mélodies soignées et touchantes, mais plutôt d’un point de vue technique. Alors que l’on s’était habitué à une finesse extraordinaire dans la façon de marier sonorités électroniques et acoustiques, notamment via l’utilisation de guitares lumineuses, Melodium assombrit justement son propos avec des sonorités moins franches, plus feutrées, et globalement un album plus électronique que ses précédentes productions.

Juste histoire de nous contredire, l’album débute par un simili solo de piano avec toutefois quelques bruitages inquiétants, peut-être le ronronnement d’un chat. A quelques reprises on retrouve quelques éléments plus fins comme un piano sur Residual Song qui nous surprend toutefois par un son lo-fi avec une guitare électrique au traitement assez brut, des tintements de cloches sur Platitudes & Cloportation dont le mélodica apporte en parallèle une ambiance relativement feutrée, ou encore Felt Melt, plus joyeux, sautillant, lumineux qui tranche un peu sur cet album.

Mais tout ceci reste anecdotique et ne concerne que de courts morceaux ou interludes. Le ton général de l’album est plutôt donné par un morceau comme Iopak Bis, avec ses mélodies flottantes, faussement naïves, une douceur omniprésente, une rythmique minimale mais sèche, bref, un titre pour amateurs de Boards of Canada. Pas désagréable, ce genre de morceau nous laisse toutefois plutôt indifférent par manque d’un petit quelque chose qui nous permettrait d’adhérer totalement. C’est peut-être quelques idées un peu plus intéressantes ou des mélodies plus réussies qui font que l’on accroche par contre à des morceaux comme Chan’s Escape ou Be Away. Il faut dire que le premier se rapproche du travail d’orfèvre dans la façon de sculpter les vibratos pour une mélancolie qui en fera sombrer plus d’un sur une rythmique percutante.

Finalement cet album ressemble au dernier morceau, Composé Organique Volatil II, longue pièce de 13 minutes qui aligne habilement drone lancinant, piano mélancolique, arpèges ondulantes, sonorités aquatiques, éléments rythmiques syncopés, et mélodie électronique douce-amère.
Nous ayant habitué au meilleur, Melodium nous déçois ici un peu, mais Anaemia reste un bel album, avec toujours un travail très personnel.

Fabrice ALLARD
le 27/12/2004

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