Stephan Mathieu

On Tape

(Häpna / Metamkine)

 date de sortie

15/11/2004

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

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On Tape (extrait)

 tags

Ambient / Häpna / Stephan Mathieu / Tape

 liens

Stephan Mathieu
Häpna

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Après Ritornell et Lucky Kitchen, Stephan Mathieu signe ce nouvel album sur le label suédois Häpna, généralement dédié aux expérimentations et improvisations électroacoustiques. La sortie de ce CD trouve naturellement sa place ici puisqu’il s’agit de l’enregistrement d’un concert qui se déroulait à Stockhölm en février 2004, basé sur des enregistrements réalisés par le trio suédois Tape et le saxophone de Magnus Granberg. Une façon d’aprofondir un travail commun dont on avait déjà un aperçu lorsque Stephan Mathieu remixait Tape sur l’album Operette paru en début d’année chez Cubicfabric.

Etant donné que c’est le premier disque du label Häpna que l’on chronique, on va s’attarder un peu sur l’objet, tout simple, et dans la lignée des précédentes sorties : un simple carton plié en deux sur lequel figure une photo un peu vieillotte, faisant penser à une nature morte dont l’ambiance correspond plutôt bien à l’atmosphère de la musique de Stephan Mathieu, empreinte d’une douce nostalgie, mais s’oppose aussi au côté vivant du concert.
Pour commencer le musicien semble s’installer, on entend des craquements, des sons concrets, des coups donnés contre divers objets, puis des field recordings, à commencer par le vol d’une mouche. Et puis on devine le jeu de Stephan Mathieu improvisant sur ses percussions : quelques brefs coups sur ses toms, ou le glissement des balais sur les peaux. Une mélodie apparaît alors doucement, via ce qui semble n’être qu’une résonance quelconque, prend petit à petit de l’ampleur et forme une lente mélodie de nappes électroniques. Quand elles s’estompent, c’est le saxophone qui prend le relais et propose un jeu similaire, comme par symétrie. L’auditeur est alors en apesanteur, baignant dans des souffles et douces nappes contemplatives, Stephan Mathieu ayant délaissé ses percussions.
Il reviendra sur la deuxième moitié de l’album, avec un jeu toujours improvisé d’abord assez riche et frétillant, et par la suite plus réservé mais toujours aussi précis. Et puis le disque semble être rayé sur la fin, le saxophone devient rapidement répétitif, syncopé et s’éteint, laissant réapparaître le chant d’oiseaux et des voix d’enfants. Retour à la réalité.

Pour les fans de Stephan Mathieu où les mordus de concerts, amateurs d’ambient et de douceurs électroacoustiques, ce disque est pour vous.

Fabrice ALLARD
le 02/01/2005

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