Phthalocyanine

No One Said You Didn’t

(Planet Mu / La Baleine)

 date de sortie

16/02/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

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11 MP3 (extraits)

 tags

Electronica / Phthalocyanine / Planet Mu

 liens

Planet Mu

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Phthalocyanine : molécule d’un colorant, réputée pour sa stabilité, breveté par Mitsui qui l’utilise dans la fabrication de CD-R de haute qualité : durée de vie améliorée et couleur or garantissant une meilleure réflexion du faisceau laser. On se devait de chercher d’où Dimitri Fergadis sortait un nom pareil, c’est chose faite. Quant à son diminutif, Phthalo, c’est le nom du label qu’il a créé, découvrant des artistes comme Dntel, et sortant des disques de O.S.T., Kit Clayton, Blectum from Blechdom ou Eight Frozen Modules.

Il s’agit là de son troisième album, dont le deuxième chez Planet Mu chez qui il trouve logiquement sa place. D’une approche relativement ardue, la musique de Dimitri Fergadis ressemble à sa peinture : dérangée, à la fois sombre et colorée, bariolée même, abstraite, une sorte de gigantesque patchwork où s’entrechoquent rythmiques breakcore tout autant électroniques qu’acoustiques, mélodies fines d’electronica et facilités techno-dance, samples de dialogues et vocalises limite house. Du coup il faut un petit moment pour s’habituer à No One Said You Didn’t qui semble être la ligne de conduite de l’artiste. Après tout, effectivement, pourquoi ne pourrait-il pas mélanger tout ça dans un grand foutoir où lui seul se retrouve.

Du coup, tout le monde peut y trouver son compte. Vous écoutiez de l’électro-pop dans les années 80 ? Vous sortiez en rave dans les années 90 ? Vous aimez tout autant Merzbow et Ace of Base ? Pas de doute, ce disque est fait pour vous. Si vous ne vous reconnaissez pas là dedans, mais que vous aimez déjà des artistes de chez Planet Mu comme Venetian Snares et Shitmat tout en étant sensible aux mélodies de µ-Ziq, alors là aussi vous serez conquis. La musique de Phthalocyanine c’est tout ça à la fois : des rythmiques tantôt syncopées, tantôt désespérément linéaires menées tambour battant, et des évidences mélodiques, parfois retenues, mais qui se développent dans la deuxième moitié de l’album. On y trouve même quelques tubes jouissifs comme le schizophrénique Dithyramb qui superpose rythmique hardcore et une mélodie electronica au son particulièrement travaillé.

Après trois ou quatre écoutes, tous ces morceaux deviennent des évidences, faisant preuve d’une richesse inouïe et d’une sensibilité qui peinait à émerger lors de la première écoute. Une sorte de Venetian Snares mélancolique et rétro, s’amusant des clichés des musiques électroniques.

Fabrice ALLARD
le 03/03/2005

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