Acetate Zero

Crestfallen

(Arbouse Recordings / Chronowax)

 date de sortie

00/12/2004

 genre

Rock

 style

Post-Rock / Slowcore

 appréciation

 écouter

Frozen (MP3 complet)

 tags

Acetate Zero / Arbouse Recordings / Post-Rock / Slowcore

 liens

Acetate Zero
Arbouse Recordings

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Troisième album du groupe parisien, Crestfallen, conformément à ce que l’on pressentait au sortir de leur concert au Pop In début mars, s’oriente par instants vers un post-rock épique mais c’est toujours la dimension sadcore qui prime dans la musique d’Acetate Zero.

Après l’incandescent Frozen (guitares saturées, mélodie lointaine qui tente de percer le mur sonore mis en avant), l’atmosphère s’apaise et on retrouve les fondamentaux du groupe dans The Sad Beautiful Quintessence : guitares scintillantes, section rythmique tenant parfaitement le morceau et voix suffisamment peu assurées pour ne pas donner l’impression d’en faire trop (ici, timbre féminin et masculin se dédoublent pour égrener la liste des titres du groupe dans un ironique regard en arrière). Par la suite, la part belle sera toujours faite aux arpèges de guitare, parfois rehaussés par un instrument venant les souligner (le glockenspiel de December Sounds Like That) ou se mettant au service des voix (Ocean Rover).

Si par moments les six-cordes se saturent (Storm Perspective Means Everything, Festen), la mélancolie demeure constamment présente, comme si elle seule parvenait à transpirer de la musique des parisiens qui, même quand ils se font plus pops, continuent à mettre en avant cette profonde mélancolie (Bright Delight Flame). Que dire alors du sublime Dust Between, sa saturation progressive, toujours sur le fil du rasoir et, encore une fois, ce permanent sentiment d’une tristesse intrinsèque qui, si elle ne parvient pas à se résorber, sublime au contraire les morceaux du groupe ? Se faisant peut-être un peu trop plaisir par moments (le déchaînement proche du bruit blanc de Haze of Nostalgia), Acetate Zero témoigne quoiqu’il en soit d’une volonté de tracer sa route sans se préoccuper d’autre chose que d’eux-mêmes (ce qui ne veut pas dire qu’ils sont fermés à toute découverte), Crestfallen constitue alors, à cet égard, une très intéressante pierre de plus à leur bel édifice discographique.

François Bousquet
le 08/03/2005

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