Cellular vs Diakof

Chemical Elements 2.0

(M-Tronic / La Baleine)

 date de sortie

19/01/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

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4 MP3 (extraits)

 tags

Cellular / Diakof / Electronica / M-Tronic

 liens

Cellular
Diakof
M-Tronic

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Après CH District et Duuster pour le premier volume, voici Cellular et Diakof pour ce deuxième split de la série des Chemical Elements de chez M-Tronic. L’occasion de découvrir deux artistes avec six morceaux chacun, deux remixes réciproques, et un dernier titre, fruit d’une collaboration entre Cellular et Diakof.

C’est Cellular qui se charge d’ouvrir les festivités. Adrian Jonsson, est un jeune suédois qui, comme son voisin polonais, n’a pas sorti grand chose jusque là, mais ses débuts ici semblent prometteurs. Certes pas d’une grande originalité, dans un registre electronica mélodique, tous ses morceaux donnent l’impression d’être des tubes. Des mélodies toujours très soignées, un mixage aux petits oignons (très beau travail sur les basses de The Shadow of John Maynard Keynes), des rythmiques tantôt syncopées, tantôt plus minimales mais imposant un tempo sans avoir besoin de faire preuve de force. Certes, Adrian Jonsson n’a pas inventé la roue : les influences industrielles sont sous-entendues, les bleeps et autres sonorités étincelantes sont bien là (Bloc), mais entre l’efficacité de tous ces morceaux et leur renouvellement, on est bien loin de s’ennuyer. Ce même Bloc nous donne même envie de danser, et Intravernous Music ou Vapour Recovery nous surprennent avec leurs sonorités de vieux vidéos pour des breaks plus expérimentaux et ludiques. Pour finir, Monosyllable nous clou le bec avec son solo de piano et sa rythmique drum’n bass, limite breakcore à la Squarepusher.
On trouve ensuite un remix assuré par Diakof qui a choisi de reprendre The Shadow of J. M. Keynes. L’original était déjà très beau mais Diakof semble avoir un sens des harmonies particulièrement développé, et parvient à ajouter de nouveaux éléments inattendus comme cette trompette timide, ou des voix torturées.

Ce premier aperçu du travail de Diakof était très prometteur, mais pas vraiment représentatif du travail de ce jeune polonais. On commence par Muoni wan qui ne répond pas vraiment à la catégorie electronica mélodique. Diakof peint des ambiances, crée des atmosphères plus dérangées, plus abstraites, aux mélodies moins précises, plus lointaines. Des univers habités par des samples de voix tronqués, et subissant de nombreux traitements. Soma fini de poser le style, avec une dark-electronica plutôt intéressante, et en tout cas plus personnelle que celle de Cellular. Les expérimentations jouent un rôle important dans la création d’un univers nouveau et mystérieux, et les sonorités sont ici bien plus travaillées, en particulier sur Form et ces claviers qui servent de mélodie en se mariant parfaitement à quelques vocalises feutrées.
Malheureusement, on revient à des choses plus classiques avec Nikt nie zqinie dans le registre electronica mélodique, plus légères avec Design, et on ne sera guère convaincu par l’electronica minimale, légère et robotique de Bagna. Il s’agit justement du morceau que Cellular a choisi de reprendre de façon assez surprenante : débutant comme la version originale, y déposant une rythmique plus alambiquées, puis divers éléments acoustiques (piano, glockenspiel, violoncelle, cuivres) pour un très beau final orchestral.

Dommage alors que Min plik, fruit d’une collaboration entre les deux artistes ne soit pas à la hauteur de leurs remixes respectif. Il n’empêche que ce deuxième split est une belle surprise, et l’un des meilleurs disques du label.

Fabrice ALLARD
le 12/03/2005

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