Infamous Labels : Komet - Sogar - FabriqueDeCouleurs

 date du concert

18/10/2001

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / FabriqueDeCouleurs / Frank Bretschneider / Komet / Sogar

 liens

Frank Bretschneider
FabriqueDeCouleurs
Batofar

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Avant les concerts, projection de films du catalogue de Light Cone, parmi lesquels on notera la présence d’un film de Maurice Lemaitre à base de morceaux de pellicules récupérés, et modifiés à chacune de ses premières projections par les interventions du public : ajout de nouveaux bouts de pellicules, grattage ou coloriage de la pellicule existante... L’autre film marquant était une oeuvre des années 60 de Takahiko Limura, Onan.

Peu après, Frank Bretschneider alias Komet prend place sur scène, dans le noir : ce n’est pas l’artiste qu’il faut regarder, mais les vidéos diffusées sur les écrans du Batofar, ou des figures géométriques suivent la musique de Komet. Celle-ci se place dans le courant de la techno minimale et fait montre d’un travail sur les sons qui évoque les morceaux de Ryoji Ikeda. Cependant au détour d’un morceau où un rythme dansant revient avec trop d’insistance, on ressent le même désagrément qui nous avait déjà saisi à l’écoute des disques de Komet : les morceaux se renouvellent peu de l’un à l’autre, et on se lasse très vite à leur écoute.

C’est ensuite au tour de Fabriquedecouleurs, projet d’Emmanuel Allard, signé sur le label parisien List, de passer sur scène. D’entrée, il nous assène une rythmique noisy qui tranche franchement avec le dub parfois langoureux de Komet. Son set sera, en fait, une alternance de passages bruitistes, parfois comparables à des bruits de rail, et de notes de glockenspiel joyeusement mises en place, de manière quelque peu anarchique. Pas véritablement emballés, nous fûmes presque soulagés quand il quitta la scène au bout d’une vingtaine de minutes.

Vient enfin Sogar qui vient de sortir son premier album sur le label 12k (chroniqué ici). Travaillant aussi bien la rythmique que la mélodie, Jürgen Heckel mêle sons micro-électroniques et doux scratchs, pose une myriade de clicks and cuts sur une boucle hypnotique presque dansante, fait se rencontrer Pan Sonic et Vladislav Delay. Apôtre de la texture légère, Sogar sait toutefois la violenter par instants en faisant s’effacer toute mélodie pour des passages où les rythmes sont rois, mais celle-ci revient vite sous la forme de larsens discrets et de samples étudiés.
Extrêmement appréciable, son set fut également servi par l’attention que le public, peu nombreux ce soir-là, lui porta et par un jeu de lumières relativement subtil et en retenue, faits suffisamment rares pour être notés.

Bertrand Le Saux, François Bousquet
le 21/10/2001

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