Barbara Morgenstern + Robert Lippok

Tesri

(Monika Enterprise / La Baleine)

 date de sortie

25/05/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

Wake Me For Meals (MP3 complet)

 tags

Barbara Morgenstern / Electronica / Monika Enterprise / Robert Lippok

 liens

Barbara Morgenstern
Monika Enterprise

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Voila une rencontre inattendue entre la talentueuse Barbara Morgenstern, toujours sur la corde raide entre pop et electronica, produisant un habile dosage entre les deux styles, et Robert Lippok que l’on croise régulièrement au sein de To Rococo Rot. Ce dernier mène aussi une carrière solo avec un CDR chez Raster Noton et un premier album paru l’an dernier déjà chez Monika Enterprise.
Tesri fait suite à une première collaboration en 2001 entre les deux artistes qui ont décidé de poursuivre celle-ci, en se laissant influencer par leurs différents voyages en Turquie. En fait, de la Turquie et de l’accélération ("Tesri" en turque) il ne reste ici pas grand chose, mais qu’importe.

On se laisse d’abord surprendre par le premier titre, superbe morceau d’electronica fine et sensuelle, où les basses, nasillardes et franches réponde à de petites notes mélodiques. L’ensemble est efficace, doux et presque sautillant, léger, parfaitement maîtrisé avec un joli travail sur le son, relevé par des rythmiques fines et précises. On ne s’attendait pas à ce genre de résultat entre les deux artistes, puisque ni sur ce premier morceau, ni sur l’ensemble de l’album Barbara Morgenstern ne chante. On trouve deux chansons sur Tesri, l’une assurée par la japonaise Mieko Shimozo (Kaitusburi) dans un style chaotique et minimal, l’autre, If The Day Remains Unspoken For, par Damon Aaron (chanteur au sein de Telefon Tel Aviv) au chant habité.

Sur le reste de l’album on retrouve toujours une programmation rythmiques des plus soignée, composée de claquements et autres micro-bruitages électroniques, quelques facilités comme les envolées d’arpèges électroniques de Geisterjäger bien vite rattrapées par une montée de basses nasillardes et une superbe mélodie de guitare qui se faufile dans un chaos électronique qui fait de ce titre l’un des plus excitants de l’album.
On passe par ailleurs d’ambiances légères, douces et poppy (White Wise Rabbit), voire même ludique et sautillante sur l’originale formule piano + électronique de Otuskini, à des plages plus feutrées et coulées telles que Ein Knoten Aus Schwarz ou Gammelpop sur lequel on retrouve Bernd Jestram (Tarwater) à la guitare. A propos de Tarwater, les amis sont régulièrement mis à contribution puisque l’album se termine par Winter sur lequel Ronald Lippok se produit à la batterie, relevant un peu le final d’un dernier morceau un peu faible.

Tesri n’est pas l’album de l’année, mais le style qui s’en dégage est plutôt intéressant, entre précision électronique et émotions acoustiques, une musique électronique à la douceur pop un peu sucrée.

Fabrice ALLARD
le 31/07/2005

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