FilFla

Frame

(Plop / Mochi Mochi)

 date de sortie

14/11/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 écouter

4 Real Audio (extraits)

 tags

Electronica / FilFla / Fourcolor / Keiichi Sugimoto / Plop

 liens

FilFla
Plop

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Insatiable, Keiichi Sugimoto empile projets et groupes : membre, entre autres, de Fonica et de Minamo, le Japonais nous avait livré l’an passé deux albums sous l’alias Fourcolor. Cette année, c’est sous le pseudonyme FilFla qu’il nous propose un nouveau long-format sortant, en bonne logique, sur le label nippon Plop.

On se souvient que les disques de Fourcolor mariaient textures synthétiques et instruments réels (guitare principalement) avec une préférence pour les premières ; ici, la dimension mélodique est davantage mise en avant. La guitare est certes toujours présente, mais les éléments électroniques se teintent également d’un chromatisme certain (petits larsens chatoyants, bleeps colorés, boucles sonores entraînantes). Plus encore, une batterie fait son apparition pour un résultat empruntant à la fois à une electronica enfantine qu’à une forme de post-rock électronisé. Si on pouvait craindre une difficulté à se situer dans cet entre-deux, Sugimoto tire, au contraire, une force de cette sorte d’indécision en conservant le meilleur de chacun des deux styles : la spontanéité du premier et le caractère légèrement improvisé du second.

Adoptant par moments une posture plus alanguie, la musique de FilFla se fait alors plus caressante, s’exprimant avec une incontestable suavité propre à accompagner l’auditeur dans des rêveries nocturnes. Dans d’autres titres, le tempo s’élève quelque peu, la batterie se fait plus emballante et les sonorités se mettent au diapason en se parant de consonances robotiques (Coy). Pourtant, tandis que nous étions prêts à faire de Frame l’un de nos disques de l’année, l’écoute intégrale de l’album nous laisse un tout petit peu sur notre faim. Difficile d’en définir la raison car il ne s’agit ni d’un disque trop long (neuf morceaux et quarante-trois minutes), ni d’un long-format où les titres se ressemblent tous (même si l’accumulation de ces sons très aigus, semblables à des rais de lumière, peuvent lasser). Peut-être les morceaux de Frame manquent-ils alors de densité ? Peut-être, trop concentrés sur les mélodies, ont-ils laissé de côté les textures ? De fait, il faut attendre le caudal Azure pour que soit utilisé un mélodica apportant une profondeur qui manquait jusqu’alors à la nappe d’arrière-plan. Cela dit, cette réserve mise à part, Frame demeure un album tout à fait convaincant.

François Bousquet
le 15/11/2005

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