Neuf Meuf

It’s Cold in Space

(Serein / Internet)

 date de sortie

03/07/2006

 genre

Electronique

 style

Electronica / Slowcore

 appréciation

 écouter

11 MP3 (complets)

 tags

Electronica / Neuf Meuf / Sepia Hours / Serein / Slowcore

 liens

Neuf Meuf
Serein

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Pour sa nouvelle sortie, le premier long-format qu’il sort (en collaboration avec 12rec qui le publie en CDr), le netlabel Serein nous propose de découvrir Neuf Meuf, soit le projet (au nom pas vraiment heureux) d’un jeune musicien slovène.

Adepte d’une electronica où les textures occupent la majeure partie de l’espace sonore et dans laquelle les mélodies sont réduites à la portion congrue, Neuf Meuf offre des ambiances torturées : plages triturées, crépitements, petites saturations, grésillements. Si l’économie de moyens semble être privilégiée dans un premier temps, en avançant dans It’s Cold in Space, on rencontre des titres à l’instrumentation plus riche. Ainsi, That Day se voit agrémenté de samples parlés et d’une guitare aux accents post-rock apaisé, Zul contient deux pistes de guitares et Ofkors une batterie caressante.

Dès lors, c’est vers un croisement entre slowcore et electronica que se dirige Neuf Meuf, choisissant d’intégrer quasi systématiquement une six-cordes grattant mélancoliquement quelques accords pendant que quelques effets s’ébattent à l’arrière-plan (le probant Vita Dolce et ses éléments métalliques). Dans le même ordre d’idées, Sepia Hours, artiste belge croisé sur le netlabel Sundays In Spring, pose son timbre d’abord mi-parlé, mi-chanté, puis étouffé, sur un Unrest Unsave pas complètement convaincant. Mais le sommet d’It’s Cold in Space est probablement atteint sur le long (douze minutes) Goldberry Dreamsteam où une ambiance onirico-aquatique est installée à base de scintillements sonores et de bruits d’eau tandis qu’une guitare émouvante se meut et qu’une voix féminine intervient par bribes avant que le final ne revienne à une electronica minimaliste traditionnelle.

Brassant plusieurs styles, nettement plus varié et intéressant que ce que les premiers morceaux laissaient supposer, It’s Cold in Space s’avère, en définitive, assez concluant. On suivra par conséquent avec intérêt l’avenir de Neuf Meuf.

François Bousquet
le 28/07/2006

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