Svarte Greiner

Knive

(Type / Import)

 date de sortie

13/11/2006

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental

 appréciation

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3 MP3 (extraits)

 tags

Ambient / Expérimental / Svarte Greiner / Type

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Un an après l’album de Deaf Center, duo au sein duquel il est partie, et alors que son label, Miasmah, est en plein essor, Erik K. Skodvin nous propose son premier long-format, sur Type bien sûr (le label qui avait accueilli celui de Deaf Center), sous l’alias Svarte Greiner.

Dès les premières minutes du disque, l’atmosphère générale est installée, soit une ambient sombre et torturée dans laquelle les nappes sont formées à partir de tremblements et bruits de pas, craquements et vrombissements lointains, entrechoquements d’objets métalliques et mini-drones à la noirceur assumée. Sur celles-ci, une guitare saturée ou un violoncelle hésitant sont posés avant que des ululements ou vocalises féminins n’interviennent, parachevant la mise en place d’un climat pour le moins inquiétant. À cet égard, Svarte Greiner s’avère assez brillant dans la création d’un univers à la fois angoissant et en même temps très épuré (instrumentation rudimentaire, moyens limités, arythmie quasi-générale tandis que mélodiquement, on est proche du néant, à l’exception d’une petite suite de notes perdue çà ou là).

Pour autant, on pouvait légitimement craindre que le Norvégien ne se laissât aller à un formalisme excessif, se satisfaisant, jusqu’à une certaine complaisance, de la superposition d’éléments aux sonorités anxiogènes. Si le disque échappe globalement à cet écueil parvenant régulièrement à faire un bon usage des matériaux employés (les neuf minutes trente de The Black Dress, ses accords enveloppants, ses cloches et ses craquèlements), quelques morceaux tombent néanmoins dans ce travers à l’image de My Feet, Over There avec ses craquements, tapotements et autres petits bruits qui n’apportent pas grand chose et tournent rapidement à vide. Plus encore, l’ensemble peine à se renouveler une fois qu’on a compris comment fonctionnait la "formule" et l’album vire, passé sa moitié, au systémisme (hormis les moments où une voix est ajoutée), handicapant par conséquent un projet pourtant pavé de bonnes intentions.

François Bousquet
le 18/11/2006

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