Tim Hecker

Harmony in Ultraviolet

(Kranky / Southern)

 date de sortie

16/10/2006

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

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3 MP3 (extraits)

 tags

Ambient / Kranky / Tim Hecker

 liens

Tim Hecker
Kranky

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Pour son sixième album, Tim Hecker (musicien canadien, rien à voir avec Florian Hecker, l’Autrichien fréquemment évoqué dans ces pages) se retrouve sur Kranky après des disques notamment sur Mille Plateaux ou Alien8 Recordings.

Texture composite constituée de tremblements, filtres, grésillements, bribes mélodiques de guitares et nappes allant en flux et reflux : on est ici en terrain relativement bien balisé tellement le genre musical connaît d’adeptes. Par conséquent, on se met assez rapidement à disséquer chaque morceau pour essayer de trouver une touche personnelle, propre au natif de Vancouver (on mettra ainsi en exergue les notes détachées, comme flottant dans l’espace sonore, d’Harmony in Blue III). Sans aller jusqu’à taxer Tim Hecker de simple suiviste (sa carrière plaidant largement pour lui), on doit néanmoins reconnaître qu’il lui est globalement difficile de se démarquer en proposant une ambient complexe et torturée somme toute très classique.

Desservi en outre par la structure d’un disque qui compte quinze pistes pour cinquante minutes avec près de la moitié des titres inférieurs aux deux minutes, là où le genre appelle plutôt de longs morceaux s’échafaudant au fur et à mesure, Tim Hecker ne convainc dès lors véritablement que dans les pièces plus longues. Ainsi Dungeoneering et le très réussi Whitecaps of White Noises II permettent-ils à une guitare lointaine et à un piano élégiaque de distiller quelques traits lumineux venant apporter un intéressant contrepoint à l’aspérité de la texture mise au premier plan. Par ailleurs, Spring Heel Jack Flies Tonight se distingue par un beau travail sur la saturation et les grésillements tandis que Radio Spirricom met joliment en place d’intéressantes guitares traitées et que Whitecaps of White Noises I opère de manière probante sur la stéréo.

En définitive, il en résulte donc un album plus emballant que ce qu’on avait imaginé après quelques titres même si, dans l’ensemble, il n’apportera rien de fondamental à l’auditeur déjà bien rompu à ce type d’ambient.

François Bousquet
le 18/11/2006

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