V/A

Hotel Stadt Berlin

(a.d.s.r., City Centre Offices, Din, Hey Records, Lux Nigra, Morr Music / Import)

 date de sortie

06/07/2001

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

a.d.s.r. / Arovane / Artificial Duck Flavour / Bernhard Fleischmann / Christian Kleine / City Centre Offices / Din / Electronica / Herrmann & Kleine / Hey Records / Isan / Log / Lux Nigra / Morr Music / Robin Saville / Skanfrom / Zorn

 liens

Arovane
Bernhard Fleischmann
Herrmann & Kleine
Isan
Artificial Duck Flavour
a.d.s.r.
City Centre Offices
Din
Hey Records
Lux Nigra
Morr Music
Robin Saville

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Projet original que cette compilation regroupant des artistes de six labels berlinois : a.d.s.r., City Centre Offices, Din, Hey records, Lux Nigra et Morr Music. Au total, 16 artistes et 18 titres, pour la grande majorité inédits, pour un bon panorama de cette scène berlinoise en pleine ébullition depuis deux ans.

On débute avec le label a.d.s.r., dont le fondateur, Skanform, nous livre deux morceaux un peu trop directement influencés par les années 80 : Kraftwerk pour un titre (Eleven) et Depeche Mode pour l’autre (A normal track).
Cela dit, lorsqu’il se libère de ses tuteurs, Skanform peut, en duo avec Pad 25, réaliser un très beau morceau (Good Bye), à la fois ancré dans son époque et empreint d’une certaine nostalgie.

On prend par la suite la direction d’une electronica plus classique avec le label, mi-berlinois, mi-mancunien, City Centre Offices. Christian Kleine produit avec Framework un de ses meilleurs titres conjuguant ambiances à la Aphex Twin, sons métalliques et rythmique soutenue.
Hem (alias Geiom) nous déçoit ensuite avec un morceau pas inintéressant, mais relativement banal ; travaillant, là encore, sur les ambiances, mais sans la touche d’originalité qu’avait le morceau de C.Kleine.

Troisième label ici présenté, Din est celui qui avait publié Atol Scrap, premier album d’Arovane qui propose ici, avec I.O., un morceau à mi-chemin entre ses productions personnelles et celles de Pole (dont on peu noter qu’il avait sorti un 12" chez Din). Douce electronica et léger dub se mêlent pour un résultat très intéressant.
Davantage minimaliste, le titre de Log (Out 2) poursuit dans cette voie en intégrant des éléments dub à un travail sur les nappes sonores.

Le label Hey records est le seul, des six, qui nous soit totalement inconnu, on comprend rapidement pourquoi. Les trois titres ici présents mêlant folk, guitares reggae, accordéons et paroles débilitantes ("non, chéri, je n’ai jamais réussi sans toi") sont totalement indigestes et ne donnent aucune envie de se plonger dans la discographie de ce label dont on se demande comment il a bien pu atterrir ici.

Passant bien vite notre chemin, on retourne en terrain connu et largement plus favorable avec le label Lux Nigra qui est celui qui fait, sur cette compilation, montre de la plus grande diversité. Tout d’abord, Artificial Duck Flavour réalise un très beau morceau, à la fois oppressant de par son ambiance générale et léger de par ses petits beats.
Ensuite, Frederik Schikowski nous livre une electronica enfantine très enjouée ponctuée de notes de xylophone, avant que Kick Snare Kick Snare ne conclue la série par un titre qu’on pourrait rapprocher de Matmos, associant bruits "cliniques" et larsens discrets.

Enfin, c’est le label Morr Music qui conclut ce "showcase of new electronic record labels from Berlin", ainsi qu’indiqué sur la pochette. Hermann & Kleine commence cette séquence par Wonder, titre qui à la première écoute accroche immédiatement (nappe de synthé, léger beat de batterie, voix féminine discrète mais présente, mélodie fine), mais se révèle rapidement assez insipide. Pour le morceau suivant, on retrouve Bernard Fleischmann avec The last glass of summer, titre extrêmement convaincant, davantage dans la lignée de ses deux premiers albums (boucle mélodique, petit beat, ambiance mélancolique) que de son récent live dont on vous parlait il y a peu.
Pour finir, Isan nous propose un morceau extrêmement représentatif de son répertoire : mélodie courte et sereine répétée en boucle, légers grésillements, bruits d’eau, ambiance de musique de film.

Une bonne vue d’ensemble de l’electronica berlinoise donc, même si, comme bon nombre de compilations, celle-ci est inégale, constituée à la fois de splendeurs et de lourdeurs, de moments de grâce comme de passages pathétiques.

François Bousquet
le 06/09/2001

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