Tarentel

The Order of Things

(Neurot Recordings / Import)

 date de sortie

07/08/2001

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Colophon / Jefre Cantu-Ledesma / Neurot Recordings / Post-Rock / Tarentel

 liens

Tarentel
Jefre Cantu-Ledesma
Neurot Recordings

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Apparu voici deux ans, Tarentel s’est vite révélé être une des formations majeures de la scène post-rock (quasiment du même niveau que GYBE ! à notre avis, c’est dire à quelle hauteur on se situe…). Fidèles à leur ligne de conduite (ne pas se confiner au sein d’un seul label), les californiens de Tarentel changent une nouvelle fois de structure et c’est Neurot qui accueille The Order of Things.

Prévenu du désir du groupe d’évoluer dans leur musique, tout en conservant leurs bases habituelles, on est quelque peu surpris par le titre d’ouverture (Adonai) qui reste dans la droite lignée de leurs productions précédentes : lents arpèges de guitare et nappes aériennes se taillent la part du lion. Mais le morceau évolue : quelques samples apparaissent, la guitare s’éloigne, le travail se porte davantage sur les ambiances. La magie propre au groupe reste cependant présente.

Le titre suivant (Popol Vuh) semble poursuivre dans cette veine, sa première moitié se composant uniquement de nappes, de samples et de cordes. C’est à ce moment-là que la batterie fait son entrée accompagnée des guitares, les cordes restant présentes. Le morceau, sublime, se dévoile en entier et nous fait fortement penser à GYBE !, la tension en moins et l’apaisement, la sérénité en plus.

Un court intermède plus loin, on arrive à la nouveauté réellement attendue : une voix féminine, celle de Windy en l’occurrence, pour un morceau (Ghosty Head) qu’on avait pu apprécier lors de la récente tournée européenne du groupe. Sur une base de piano qu’on croirait échappée du premier album d’A Silver Mount Zion, Windy pose sa voix, à la fois délicate et présente. Seule au début, elle est rejointe, puis suppléée par des samples et un trombone pour un titre encore une fois extrêmement serein, à l’image de la pochette, habile et minutieuse mise en espace de feuilles mortes.

Passant l’unique déception de cet album (est-il besoin de rappeler que seul Godspeed produit des albums parfaits de bout en bout ?) avec un morceau quasi statique où des guitares sont triturées de la même façon pendant 14 minutes et un second intermède, on parvient au dernier morceau de l’album (Blessed | Cursed), beauté finale. On commence par un face à face entre cymbales et toms d’une part et cuivres d’autre part, le tout reposant sur une nappe aquatique et quelques voix féminines. Puis, une légère guitare prend le relais pour quelques notes qui s’égrènent comme un long au revoir.

Probablement pas du niveau de leur premier album (From Bone To Satellite sorti l’an passé chez Temporary Residence), ce disque, relativement courageux de la part d’un groupe qui a pris le pari d’évoluer, reste cependant d’excellente facture.

François Bousquet
le 25/09/2001

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