V/A

Personal Settings #1

(Quatermass / Tripsichord)

 date de sortie

10/09/2001

 genre

Electronique

 style

 appréciation

 tags

Fisherofgold / Frank Bretschneider / Komet / Pan•American / Quatermass

 liens

Frank Bretschneider
Quatermass

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Nouvelle division au sein du label Quatermass, la série Personal Settings offre à trois artistes un espace de liberté que ceux-ci peuvent remplir comme ils le veulent (un ou plusieurs morceaux), la seule restriction portant sur la durée (15 minutes chacun). Le but avoué étant de redonner aux artistes leur propre identité, loin de leur label d’origine ou du mouvement musical auquel on les rattache habituellement. Pour ce premier numéro, Pan American, Komet et Fisherofgold ont été choisis pour former un disque à la fois varié et unitaire.

C’est Mark Nelson qui ouvre le disque avec deux titres forts agréables où on retrouve ce mélange de dub et d’electronica qui nous avait ravi à l’écoute de ses deux albums solos. Toutefois, quelques différences apparaissent : le rythme est plus soutenu, les éléments electronica (clicks, souffles, légers bips) davantage présents. Même si la base (rythmique dub, mélodie au piano) est bien là, peut-être manque-t-il l’apport d’une voix qui rendait aussi sublimes certains titres de 360 Business, 360 Bypass.

Ensuite, c’est au tour de Frank Bretschneider (dont on a pu apprécier le travail sur Mille Plateaux) de nous livrer trois morceaux sous le nom de Komet (nom qu’il avait déjà emprunté pour des disques sur 12K). Explorant un autre pan du dub, il préfère s’intéresser à la rythmique en elle-même, là où Pan American se concentre sur la mélodie (dans Pass, Bretschneider la fait même quasiment disparaître au profit de petits larsens). Adepte de la polyrythmie, Komet se plaît à superposer une base classique de dub et des éléments plus rapides et plus électroniques. Le résultat est parfois lancinant, parfois presque dansant, mais toujours intéressant, d’autant plus qu’il travaille également sur les nappes de synthé en arrière-plan.

Pour finir, c’est Joe Kingman (alias Fisherofgold), un nouvel artiste irlandais qui nous propose un unique morceau qui va évoluer de la techno minimaliste à la Rechenzentrum vers des rivages plus organiques avec l’apparition d’une batterie et d’une guitare acoustique, le tout accompagné de grésillements, voix samplées et déformées et autres nappes hypnotiques. Réelle découverte, on suivra de très près les futures productions de Fisherofgold qu’on retrouvait déjà sur la compilation Substancia 3 de Quatermass.

François Bousquet
le 20/10/2001

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