Lali Puna

Scary World Theory

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

18/10/2001

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

Lali Puna / Morr Music / Pop

 liens

Lali Puna
Morr Music

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Ainsi donc, Tridecoder, le premier album de Lali Puna, sorti il y a deux ans chez Morr, n’aura été qu’un feu de paille. Au moment où le quatuor mené par Valérie Trebeljahr sort son deuxième effort, on se retourne sur les six derniers mois au cours desquels le groupe allemand a fait l’objet de louanges dans la presse, d’invitations dans les festivals estivaux, etc… Un peu tardive, cette reconnaissance rejaillit sur Scary World Theory et, comme souvent, met en exergue ce qui, à ce jour, est le moins bon album de Lali Puna.

Si le titre d’ouverture, Nin-com Pop perpétue, de la plus belle manière, la tradition de Tridecoder (douces mélodies, rythmique légère, voix timide et mal assurée), le reste de l’album sera à l’avenant. Absence d’inventivité, répétitions, redites, auto-citations sont légions. Le groupe piochant allègrement soit dans son premier disque, soit dans ceux de ses membres (The Notwist, Console). On aurait pu espérer que ses récentes collaborations avec Bomb the Bass ou les Two Lone Swordsmen eurent été sources d’inspiration pour le groupe allemand, las. C’est la même formule (cette pop électronique post-Stereolab) qui nous est resservie tout au long des dix morceaux. La fragilité et la candeur du groupe, autrefois appréciables, tournent ici, trop fréquemment, à la mièvrerie et à la fausse naïveté. Lorsqu’ils s’essaient à un beat plus élevé (50 Faces Of ou Lowdown), les allemands oscillent entre ridicule et pathétique, les paroles ne venant, en rien, sauver l’entreprise, bien au contraire.
Le quatuor est, tout de même, encore capable de réussites. Outre Nin-com Pop, on remarquera Scary World Theory, morceau où la voix de Valérie est tantôt directe, tantôt discrètement passée au vocoder. Dont think se distingue également par son synthé hypnotique, sa batterie enjouée et son sample vocal aguicheur.

L’impression mitigée laissée par leur concert malouin du mois d’août (chroniqué sur ces pages) se trouve confortée par cet album décevant, même s’il recèle, en creux, quelques moments agréables.

François Bousquet
le 01/11/2001

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