Third Eye Foundation - Spaceheads

 date du concert

29/03/2000

 salle

Batofar,
Paris

 tags

Batofar / Matt Elliott / Spaceheads / The Third Eye Foundation

 liens

Spaceheads
The Third Eye Foundation
Matt Elliott
Batofar

 dans la même rubrique
02/09/2018
Jazz à la Villette 2018 : Yazz Ahmed / Dhafer Youssef
(Grande Halle de la Villette)
26/06/2018
Tomoko Sauvage / Andrew Pekler
(Jeu de Paume)
25/05/2018
Festival Villette Sonique 2018 : Mogwai / Jon Hopkins
(Grande Halle de la Villette)

Impossible de louper ce concert de Third Eye Foundation apres tout le bien qu’on m’en a dit. L’écoute de son second album, You guys kill me m’avait un peu laissé sur ma faim, mais les premiers échos de ce troisième opus me donne confiance avec notamment des voix ethérées à la Dead Can Dance.

Malgrès tous ces a priori positif, le concert de Third Eye Foundation reste une déception : l’ensemble est plat, les morceaux manquent d’évolutions, ils sont tous plus ou moins sur le même ton, et la prestation scènique de Matt Elliott n’est pas là pour apporter un petit supplément de vie.
Certe le travaille sur les rytmiques est interessant mais n’a rien de révolutionnaire non plus. La seule originalité tient dans le mélange rythmique/choeurs plus ou moins religieux, mais on n’y croit pas vraiment, ils ne sont pas toujours du meilleur effet.
Seul 2-3 morceaux sortent vraiment du lot, alors que d’autres donne une impression de trop plein : trop de sons qui partent dans tous les sens et ne mènent nul part. Trop brouillon peut-être. Il gagnerait surement pas mal en épurant un peu, en élaguant le superflu.

On enchaine avec Spaceheads. Deux musiciens : un batteurs tandis que l’autre est a la trompette et aux instruments electroniques (sampler, effets, etc...) pour une musique qu’on qualifiera de post-rock ou d’électro-jazz.
Dés le premier morceau on est séduit : la rythmique est superbe, variée, éclatée, pleine du relief qu’il manquait a Third Eye Foundation. La trompette est aérienne, a peine jazzy, mais pas naturelle. Le son est transformé en direct par une multitude d’effets (distorsions, chorus, reverb) qui adoucissent généralement le son, le rendent synthétique et produisent des mélodies plutot planantes.
Toujours impressionnantes les phases de sampling en direct, ou des phrases musicales sont modifiées, triturées, superposées a d’autres, et tout cela sous nos yeux ébahis. Le spectacle sera a son maximum quand, sans que l’on s’en rende compte, le batteur se fait sampler une rythmique impressionante. Celle-ci est jouée en même temps que la vraie batterie,et l’on ne sais alors plus ce que l’on entend : la batterie, le sampler ou un enchevêtrement des deux jusqu’à ce que le batteur s’arrête complètement de jouer, laissant ces sonorités aux mains de son partenaire qui transforme, déforme cette rythmique.
Cela donnait un peu l’impression d’un combat musical, un duel entre les deux hommes ou l’un finit par prendre le controle du second. A la fois amusant, attrayant, musicalement et scéniquement parfait.
Peut-être que quelques morceaux étaient un peu en dessous, moins riche, moins construit, mais sinon, ce concert était parfait.

A voir, à revoir, et sûrement à acheter !!

Fabrice ALLARD
le 03/04/2000

À lire également

03/07/2004
The Third Eye Foundation
(Nouveau Casino)
15/11/2003
Matt Elliott - Emak (...)
(Sidecar)
25/07/2002
Spaceheads
(Batofar)
02/04/2005
Rhâââ Lovely 2005 : Durutti
(Ecole St Martin)