Manual

Ascend

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

06/05/2002

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Manual / Morr Music

 liens

Manual
Morr Music

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Un an tout juste après son premier album (Until Tomorrow) et alors qu’est sorti il y a peu celui de Limp (Orion, chroniqué sur ces pages), groupe auquel il participe, voici déjà le deuxième album de Jonas Munk alias Manual.

Fidèle à Morr Music et au son qu’il avait développé dans Until Tomorrow, on est, dès Midnight is where the day begins en terrain connu, reconnaissant immédiatement les sonorités appréciées sur ses précédents disques : notes de guitare détachées, quelques passages de synthé un peu psyché, samples quasi-hypnotiques, rythmique où se mêlent boucles électroniques et apports organiques. S’élevant constamment (d’où le titre de l’album Ascend), ses mélodies tendrement nostalgiques nous transportent. Extrêmement mélancolique et émotionnelle, la musique de Manual mène aisément à l’abandon et la nonchalance, à l’image de la pochette, apaisante composition autour d’une plage, d’un palmier et d’un coucher de soleil sous les Tropiques.

Là où Jonas Munk a progressé depuis Until Tomorrow, c’est dans la construction et le développement de ses titres. En effet, alors que sur le premier album, il avait parfois tendance à se reposer sur une seule idée, dans celui-ci, il n’hésite pas à insérer une voix féminine soupirante dans Out for the summer, à casser le rythme de Cassy pour y introduire un arpège de guitare qu’on croirait échappé du Teardrop de Massive Attack et faire repartir le morceau de plus belle ou a instiller une rythmique qui prend progressivement son ampleur dans The Distance.

Particulièrement plaisant dans ses deux premiers tiers, Ascend faiblit dans le dernier. Jonas Munk s’essayant tout d’abord à une pièce de plus de sept minutes, mais à laquelle il ne parvient pas à insuffler un souffle interne et qui a tendance à traîner en longueur, puis ensuite clôturant son album par un titre tout ce qu’il y a de plus banal. Ne pas s’arrêter donc à cette impression finale mitigée mais plutôt s’attarder sur le début du disque.

François Bousquet
le 09/06/2002

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