Fenn O’Berg

The Return of Fenn O’Berg

(Mego / Chronowax)

 date de sortie

04/07/2002

 genre

Electronique

 style

Expérimental

 appréciation

 tags

Expérimental / Fenn O’Berg / Fennesz / Jim O’Rourke / Mego / Peter Rehberg / Pita

 liens

Fennesz
Peter Rehberg
Jim O’Rourke
Pita
Mego

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Sur leur premier album, The Magic Sound of Fennoberg, le trio composé par Christian Fennesz, Peter Rehberg (Pita) et Jim O’Rourke montrait l’évolution de leur coopération, partant d’une base bruitiste et incohérente pour arriver à produire un tube décalé, le Fennoberg Theme.

The Return of Fennoberg reprend les affaires là où ils les avaient laissées. Le trio sait maintenant produire une musique entraînante (tour à tour electronica punky, musique de fête foraine dans Floating my Boat), mais après, que faire ? L’écueil d’une musique sans recherche ni imagination se profile. Ce nouveau disque raconte la poursuite du work in progress de leur collaboration.

Leur réponse est de retourner vers une musique à priori inaudible, basée sur les sons d’erreur et autre bruits produits par l’ordinateur de Pita. La musique de fête n’est plus qu’un arrière fond, survit seulement par son statut de ritournelle, n’évoque plus que la nostalgie d’une mélodie à laquelle l’oreille pouvait se raccrocher. Sur la suite de l’album, les trois musiciens n’ont de cesse de tester les limites de leurs partenaires. Sur A Viennese Tragedy, les échanges sont brefs, on change abruptement de terrain de jeu car tous font au bout de quelques dizaines de seconde une nouvelle proposition de trame. Riding Again est une longue pièce minimaliste, mais toujours en perpétuel glissement, chacun changeant tour à tour sa contribution.

Sur le dernier titre, enregistré à Paris lors du concert au Centre Pompidou, on retrouve peu à peu l’ambiance de fin du premier album, un tube potentiel se met en place. L’histoire se répète-t-elle ? Après la remise en question, on n’aboutirait qu’à rejouer le passé ? Il faut alors se rappeler de la fin du concert parisien. Après avoir mis en place leur sous-hit final, Jim O’Rourke avait commencé à pouffer de rire, la musique tournait en boucle, puis les musiciens s’étaient relevés un à un et étaient sortis de scène contents de leur bonne blague : cela faisait plusieurs minutes qu’ils ne touchaient plus à leurs instruments...

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 02/09/2002

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