Anton Nikkilä

White Nights

(N&B Research Digest / Metamkine)

 date de sortie

00/09/2002

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Anton Nikkila / Electronica / N&B Research Digest

 liens

N&B Research Digest

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Nous avions été séduit il y a près de deux ans, lors d’une des premières soirées Infamous Labels, par la prestation de ce jeune artiste russe, et nous voulions voir ce qu’il faisait maintenant, comment il a évolué, et la surprise est plutôt bonne.

Cet album est un mélange riche et varié de nombreuses influences assimilées et ré-assemblées selon une construction bien personnelle, produisant un des disques les plus originaux qu’on ait pu entendre récemment.
Le premier titre (You Need Me) que l’on qualifiera de folktronica est construit sur des mélodies tronquées de guitares hawaïennes, rythmique électronique et de nombreux grésillements et autres glitchs électroniques fort bien amenés. Le mélange électroacoustique est presque une base commune à tous les morceaux, la partie acoustique donnant à chaque fois une couleur particulière : Live in Seattle - 74 semble contenir un sample de la B.O. de Bagdad Café alternant avec un chant russe aux articulations étranges (assuré par Alexei Borisov, membre de F.R.U.I.T.S qui se produisait lors de la même soirée Infamous Labels), 100 Years of Soviet Cybernetics avec ses cordes nonchalantes semble être une publicité pour agence de voyage extra-terrestre, tandis que How the Steel Was Tempered est franchement orchestrale.

D’un autre côté on trouve quelques titres plus électroniques comme le plus expérimental Declassified Information, assez minimaliste et créant une certaine tension, Viva Rock’n Roll et sa rythmique régulière qui s’emballe de façon aléatoire, ou le trip-hop comme il pourrait être chez Mego avec 1916.
Parallèlement, White Nights est le titre techno le plus original qu’on n’ait jamais entendu, pourtant dansant avec sa basse groovy et son bruit blanc, expérience qu’il décline plus tard de façon moins minimaliste sur Science Town Romance.
On termine avec Cobol, dernier morceau du disque, une sorte de rencontre entre Kraftwerk pour les voix, Aphex Twin pour les rythmiques et Fennesz pour la mélancolie numériquement retravaillée.

Vivement conseillé pour tout amateur de nouvelles expériences. White Nights n’a rien d’une oeuvre purement expérimentale mais au contraire allie magnifiquement recherche sonore et souci mélodique.

Fabrice ALLARD
le 03/11/2002

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