Biosphere

Shenzhou

(Touch)

 date de sortie

28/05/2002

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Biosphere / Touch

 liens

Biosphere
Touch

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C’est quelques mois après son concert au Centre Pompidou que Geir Jenssen sortait cet album chez Touch. Son concert qui nous avait un peu surpris et déçu était en fait une présentation de Shenzhou dont la plupart des morceaux sont construits sur des travaux de Claude Debussy.

Comme le concert, la plupart des titres de ce disque tournent autour de plusieurs boucles superposées, de tonalités différentes, qui vont et viennent sans cesse que ce soit par des variations de volumes ou de fréquence appliquées à celles-ci. Le résultat est alors assez inégal puisque ces changements très subtils paraissent parfois inexistants, et un morceau comme Spindrift ne provoque guère d’autres sensation que de l’ennui.
Heureusement, cet écueil est généralement évité, en mettant en phase une boucle aiguë et une basse inquiétante sur Houses On The Hill, en créant une tension sur Two Ocean Plateau et Thermal Motion avec une nappe de corde ou un souffle qui prennent de l’ampleur sur des boucles de harpe ou de sonorités électroniques.
Cela dit, le principe est le même sur les dix premiers morceaux de l’album, et une fois que l’on a compris le principe le disque ne révèle plus de surprises. Chaque morceau possède sa propre particularité, mais seuls quelques uns sortiront du lot, que ce soit avec une basse profonde pour créer un certain relief (Path Leading to the High Grass), ou une boucle classique (certainement très proche de l’oeuvre dont elle est inspirée) sur Fast Atoms Escape.

Après ce voyage dense et sourd, on appréciera l’apparition de la lumière avec les deux derniers morceaux qui eux ne sont pas inspirés par Debussy, mais ne dépareillent pas sur cet album. Bose-Einstein Condensation dont le piano laisse échapper des notes comme des bulles de savon est fort réussi et inattendu de la part de Biosphere. Gravity Assist quant à lui est tout à fait dans la lignée des meilleurs travaux du compositeur norvégien.
Un disque plutôt osé, agréable, mais sur lequel il manque quelques étincelles pour en faire un réel bijou.

Fabrice ALLARD
le 25/11/2002

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