Acetate Zero

Ground Altitude

(Arbouse Recordings / Chronowax)

 date de sortie

04/11/2002

 genre

Rock

 style

Ambient / Pop / Post-Rock

 appréciation

 tags

Acetate Zero / Ambient / Arbouse Recordings / Pop / Post-Rock

 liens

Acetate Zero
Arbouse Recordings

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Attendu de longue date, voici enfin le nouvel album des parisiens d’Acetate Zero, le deuxième après Softcore Paradise, sorti uniquement en vinyl sur Orgasm et tiré à 200 exemplaires. Ayant depuis un an suivi le groupe sur scène, on est déjà familiarisé avec quelques uns des morceaux de Ground Altitude, intéressant album partagé entre instrumentaux et morceaux chantés.

Dès les premiers titres, on est directement plongé dans l’ambivalence d’Acetate Zero : capable de produire aussi bien une post-pop touchante et évocatrice (Mid Tempo Menace), que de sortir des guitares rageuses (Ascension). A la fois proche de la scène de Leeds (Hood, Empress) et de celle de Bristol (Movietone), capable aussi d’aller s’inspirer chez Mogwai, le groupe français parvient sans mal à tirer pleinement profit de ses influences sans que cela ne plombe jamais ses compositions. N’hésitant pas à insuffler quelques boucles électroniques dans leurs arpèges de guitare ou à jouer avec la réverbération, la saturation et le delay de leurs six-cordes, les parisiens sont également capables d’inviter une flûte traversière à leur table.

A la fois profondément urbain par ses petites tensions ou sa tentation électro-pop (Your Godlines and Peripheral Sides) et véritablement onirique, voire bucolique, par certaines de ses ambiances et ses atmosphères suggestives, Acetate Zero puise son inspiration dans le monde qui l’entoure, tout en étant sûr de son fait, sachant très bien où aller et quelle musique réaliser.

La belle alternance de morceaux calmes et de titres plus exaltés, d’instrumentaux et de pièces chantées (on appréciera, au passage, la voix, souvent murmurante, d’Elsa qui nous fait aussitôt penser à celle de Nicola d’Empress) fait, par ailleurs, beaucoup pour la gracieuse cohérence d’un album à la fois long en bouche et immédiatement appréciable.

François Bousquet
le 07/12/2002

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