Stephan Micus

Towards the Wind

(ECM / Universal Music)

 date de sortie

17/05/2002

 genre

Jazz

 style

World

 appréciation

 tags

ECM / Stephan Micus / World

 liens

ECM

 autres disques récents
Moskus
Mirakler
(Hubro)
Tim Hecker
Konoyo
(Kranky)
Epic45
Through Broken Summer
(Wayside and Woodland Recordings)
kj
ex
(Dronarivm)

Cela fait bien longtemps que l’on n’avait pas chroniqué un disque sorti chez Ecm, dont il est difficile de suivre les sorties, à la fois nombreuses et de styles variés. Par contre, c’est les yeux fermés que l’on s’est jeté sur ce nouvel album de Stephan Micus, découvert avec son précédent album, Desert Poems.

On retrouve tout de suite ce que l’on aime à la fois chez ce compositeur et ce label : un minimalisme, une épure du son, pas une note en trop, tout est dit avec presque rien, conférant à ces oeuvres un statut particulier, proche du sublime. C’est le cas avec le premier titre, Before Sunrise, sur lequel Stephan Micus nous offre un solo de doudouk, une variation arménienne de la flûte, au son à la fois chaud, doux et nasillard prenant des intonations particulières. Même instrument, encore en solo sur Padre, avec un son plus franc, mais toujours aussi posé.
Notre préférence se porte d’ailleurs vers les morceaux qui utilisent cet instrument, même s’il est parfois accompagné d’une rythmique au kalimba dont les sonorités rappellent des gouttes d’eau, ou mieux d’une guitare toute aussi grave sur Crossing Dark Rivers, une sorte de longue lamentation de toute beauté.

Mais on regrettera que tout le disque ne soit pas de ce niveau. En effet le solo de kalimba de Morning Breeze n’est guère original, tout comme le solo de guitare à 14 cordes représenté par Virgen de la Nieve. Mais surtout la déception se fera sentir à l’écoute de Flying Horses sur lequel il semble céder à la facilité, frôlant même la musique new age avec sa mélodie de flûte et sa rythmique tribale.
On terminera avec une chanson, qui comme sur son précédent album nous rappellera un peu Brendan Perry. La musique de Stephan Micus peut d’ailleurs se rapprocher des productions les plus world de Dead Can Dance.

Un disque certes très agréable, avec de très beau moments, mais avec quelques fautes qui nous laisse un petit goût amer...

Fabrice ALLARD
le 07/01/2003

À lire également

Food
Quiet Inlet
(ECM)
Stephan Micus
Desert Poems
(ECM)
Thomas Strønen, Time Is A Blind Guide
Lucus
(ECM)