V/A

Enquête sur le Monde Invisible

(Emarcy / Universal Music)

 date de sortie

21/10/2002

 genre

Electronique

 style

Ambient / Musique de film

 appréciation

 tags

Ambient / Biosphere / Emarcy / Franz Treichler / Hector Zazou / Mick Harris / Musique de film / The Residents

 liens

Biosphere

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Si le film est loin d’avoir retenu notre attention avec ses relents new age, la bande son par contre s’avère être nettement plus intéressante. Bien sûr, prenant la forme d’une compilation, on retrouve des artistes variés, dont quelques uns sont eux aussi parfois à la limite, mais Biosphere, Franz Treichler, Hector Zazou, The Residents ou Mick Harris ont suffit à nous donner envie de tenter l’expérience.

Biosphere est l’artiste le plus présent avec six morceaux, majoritairement de longue durée, sur les 21 que composent cette bande originale. Ceux-ci couvrent une grande partie du compositeur norvégien puisque l’on trouve des extrait de Substrata 2, sorti chez Touch, un titre de Nordheim Transformed, album sorti chez Rune Gramofon, et deux autres plus anciens mais tout aussi beau avec voix aérienne sur Lounge et notes de piano cristallines sur Field. Le dernier, une collaboration avec Higher Intelligence Agency se fait plus clair avec rythmique régulière et guitare pour une ambiance moite et inquiétante.
Dans un style assez proche on remarquera Franz Treichler qui lui aussi s’amuse avec des sonorités feutrées et de forts contrastes graves/aigus sur le très réussi Illustracion, et Pulusha pour un superbe titre composé d’un magma de souffles et de nappes ondulantes et de voix éthérées.

Entre les genres, Hector Zazou propose deux titres, mais aucun de son célèbre album Chansons des Mers Froides. On trouve plutôt An Réalt, extrait de Light in the Dark aux connotations celtiques, réchauffé par quelques trompettes, et Underworld, sur lequel une nappe côtoie une sonorité grésillante pour une ambiance à la fois mystérieuse et tribale. Egalement entre ambient et world, Anders Hagberg commence lui aussi par des souffles sur lesquels se pose un chant traditionnel suédois, et Margot Shreiber mêle voix suffocante et basse ronronnante.
Plus orientés "nature et découverte", on passera rapidement sur Ron Allen qui utilise tous les sons possibles de la nature (rivière, oiseaux, et chant de baleine) enrobés d’une mélodie minimaliste de flûte et piano. Steve Roach quant à lui agrémente ses souffles et voix lointaines du son grave d’un didgeridoo. On préférera le Forgiving du norvégien Oystein Sevag, une musique classique mystique qui a tout pour plaire aux fans de Dead Can Dance.

Plus original et intéressant, ce disque comporte quelques titres de musique classique contemporaine. On passera sur la classique 3eme Symphonie de Gorecki, pour arriver à Magnus Bl. Johannsson et un morceau à l’atmosphère religieuse et sereine, puis le finlandais Einojuhani Rautavaraa avec Angels and Visitations qui en deux minutes passe du calme à la fureur tout en restant particulièrement fin et riche.

Si comme toute compilation ce disque possède ses faiblesses, il rassemble tout de même un grand nombre d’artistes de qualité et d’univers très différents, dans un ensemble cohérent et fort agréable.

Fabrice ALLARD
le 21/02/2003

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