V/A

Staedtizism 3

( scape / La Baleine)

 date de sortie

29/05/2002

 genre

Electronique

 style

 appréciation

 tags

Andrew Pekler / Deadbeat / Jan Jelinek / Kit Clayton / Process / System / Thomas Fehlmann /  scape

 liens

Andrew Pekler
System
Deadbeat
 scape

 autres disques récents
Kryshe
March Of The Mysterious
(Serein)
Orchard
Serendipity
(Ici d’Ailleurs)
Kyoka
SH
(Raster-Noton)
eRikm
Doubse Hystérie
(Monotype Records)

Voici le troisième volume des compilations du label scape, d’une qualité régulière jusque là, celle-ci affirmant le virage hip-hop qui était initié sur le précédent volume. On retrouve quelques noms connus, des fidèles du label, mais aussi quelques signatures récentes comme Deadbeat et Andrew Pekler dont nous avons déjà parlé.

Andrew Pekler justement commence le disque avec un hip-hop jazzy et répétitif, pas plus convaincant que son dernier concert au Batofar en première partie de Pole. Plus récemment, Jan Jelinek jouait dans cette même salle, lui également sans nous convaincre. Son Silver Circle ne nous fera pas changer d’avis, une sorte de lounge jazzy, doux et agréable mais qui risque d’ennuyer tout en offrant guère d’intérêt d’un point de vue strictement musical.
Ce 3eme volume souffre d’une trop grande part de cette musique anodine, chaleureuse et inoffensive. Dans ce style, Process joue sur la répétition, et Gazoo reste dans le créneau jazz-lounge en laissant la rythmique bien en avant.
Sans prendre de gros risques quelques-uns essayent d’augmenter le tempo provoquant tout de suite quelque chose d’un peu plus original, sans être renversant. Bus par exemple ajoute quelques expérimentations ludiques, quelques éléments dub sur leur Ticket tout de suite plus attachant, tandis qu’Antonelli Electr. joue une rythmique appuyée sur une mélodie pauvre et kitsch qu’on croirait échappée des années 80. Thomas Fehlmann quant à lui déçoit avec un titre un peu groove, un peu mélodique et trop répétitif.

Finalement c’est vers le hip-hop que l’on trouve le plus intéressant. On passera vite sur John Tejada qui reste dans un registre classique avec voix en avant et scratchs. Première originalité, Cappablack avec un hip-hop expérimental, une musique complètement déstructurée empruntant des sons à l’electronica, au jazz, et aux musiques improvisées. On regrette toutefois que les parties vocales soient inchangées, toujours scandées de la même façon.
Heureusement System réussi le mariage electrip-hop avec une mélodie sautillante, une basse un peu dub et des voix complètement hachées. Mais c’est Kit Clayton qui gagne la palme avec l’un des plus beaux morceaux qu’on ait pu entendre ces derniers temps. Sonorités assez dures tant dans les rythmes que dans des sifflements stridents, crissements, au sein desquels s’immiscent quelques mélodies claires et aériennes. La voix enfin, hachée, découpée, déformée, ressemble plus à des gargouillis, des onomatopées incompréhensibles.
Un peu à part, Deadbeat abandonne le dub de son album pour un très beau titre ambient composé de cliquetis et de quelques notes de piano.

Le bilan est finalement mitigé. Si les morceaux véritablement axés sur le hip-hop sont plutôt intéressants, si quelques rares titres sont magnifiques, on regrettera une trop grande part de musique jazz-lounge sans grand intérêt.

Fabrice ALLARD
le 24/03/2003

À lire également

V/A
Forma 2.03
(Progressive Form)
People Press Play
s/t
(Morr Music)
V/A
40
(C0C0S0L1DC1T1)
V/A
Vertical Forms
(Vertical Form)