Arne Nordheim

Dodeka

(Rune Grammofon / Universal Music)

 date de sortie

22/06/2003

 genre

Electronique

 style

Avant-Garde

 appréciation

 tags

Arne Nordheim / Avant-Garde / Rune Grammofon

 liens

Arne Nordheim
Rune Grammofon

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Le nom "Nordheim" ne vous est peut-être pas inconnu. Si vous êtes fan de Biosphere c’est normal, puisque sur Nordheim Transformed Geir Jansen et Deathprod (un membre de Supersilent) s’appropriaient Electric, premier album de Arne Nordheim sur le label norvégien.
Si Electric n’était qu’une réédition de travaux déjà édités 30 ans plus tôt, les petites pièces musicales de Dodeka sont construites à partir de travaux réalisés au début des années 70, et étaient donc inédites jusque là.

On est d’abord frappé par le minimalisme des premiers morceaux. De petites notes brèves, sortes de mini tintements qui éclatent comme des gouttes d’eau qui tomberaient sur une surface métallique, composent une pièce abstraite qui laisse beaucoup de place aux silences. Sur Hovering les sonorités utilisées résonnent plus longuement, jusqu’à ce que l’on entende plus rien. C’est alors qu’une nouvelle vague de notes fait son apparition. Des tintements graves semblent répondre aux mélodies toujours abstraites du premier plan. Déjà des motifs mélodiques paraissent familiers, déjà entendus.
Le même type de composition est à la base de Awaiting et Meeting. Sur le premier, de petits glissandos sur des sifflements plus ou moins prolongés font penser à des piaillements, des chants d’oiseaux, alors que sur le second les notes sont extrêmement brèves, tronquées.

A partir de Meeting, tous les éléments rencontrés jusque là servent de base sonore à la suite du disque, en combinant ceux-ci de multiple façon. Si l’album est composé de 12 (dodeca-) morceaux, celui-ci donne vraiment l’impression d’être une même pièce musicale. A la fin d’un titre, de nouvelles sonorités font leur apparition et servent de transition au morceau suivant. Mieux encore, des motifs mélodique, des thèmes reviennent régulièrement tout au long du disque, quelque soit le morceaux.
Du coup cette oeuvre à priori très expérimentale apparaît comme un superbe album ambient, propice à la rêverie, et presque accrocheur quand ces phrases-clés font leur apparition.

Un album lumineux qui possède quelque chose de magique et mystérieux dans sa façon d’être à la fois simple et complexe.

Fabrice ALLARD
le 17/10/2003

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