Motenai

My Wedding Alone

(Collectif Effervescence / La Baleine)

 date de sortie

24/09/2003

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Collectif Effervescence / Electronica / Motenai

 liens

Motenai
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Depuis le passage aux CDs pressés, le Collectif Effervescence multiplie les sorties dans des styles variés, sans se cantonner aux musiques électroniques, mais tout en gardant une identité qui lui est propre. On fait aujourd’hui une découverte avec Motenai, qui produit une musique electronica subtile où les sonorités acoustiques ne sont pas en reste.

Ca commence bien avec Bernard and Julie sur lequel se croisent quelques notes de guitare et une douce mélodie, le tout servi sur un tapis de souffles et légers cliquetis. Une introduction plutôt accrocheuse, une sorte de croisement entre Domotic et Melodium dont Motenai est d’ailleurs beaucoup plus proche de part les ambiances qu’il crée, ou la finesse des sonorités utilisées.
Sur les 18 morceaux qui composent cet album, on trouve bien sur quelques titres un peu plus faibles, ou du moins plus pop dans l’esprit, avec des mélodies plus légères (Dans quel pied j’ai mis l’univers, Bouleau), des rythmiques parfois un peu plates (Cloche Sunny), mais ceux ci restent agréables, nous font penser à la rigueur aux sorties de Morr Music avec le morceau titre qui tient toutefois son originalité dans une boucle de sons concrets en guise de rythmique.

La réussite semble parfois tenir à pas grand chose. Un accompagnement d’orgue, une rythmique grésillante et frétillante, quelques tintements mélodiques, et on obtient Il pleut du soleil, joli, fin et réussi.
Mais la beauté de la musique de Motenai, comme Melodium, réside dans la composition de mélodies sublimes, responsables de toute la fragilité de sa musique. Que ce soit avec une guitare sur Joe Parking ou un glockenspiel sur Bienheureux, on a le sentiment que l’auteur de ces pièces à atteint la perfection alors que les rythmiques servent parfaitement ces morceaux.
Quand il ralentit le tempo, Motenai échafaude des paysages glacés, hors du temps, détachés de tout. Ainsi lorsque rythmique et mélodie de He’s a Girl s’arrêtent, un vinyle semble continuer à tourner, provoquant encore quelques craquements. Tout aussi lent, Tim is right, le dernier titre de l’album, se fait plus inquiétant avec quelques bruitages et éléments rythmiques qui viennent claquer de temps en temps sur une mélodie douce et apaisée.

Un disque qui fera le bonheur des amateurs d’electronica mélodique les plus exigeants. Le genre de disque pour les déçus par Morr Music, même si Motenai revendique un certain attrait pour Lali Puna ou Solvent. A l’écoute de My Wedding Alone on a alors l’impression que l’élève a dépassé ses maîtres.

Fabrice ALLARD
le 03/11/2003

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