Portal

Music for Broadcast

(Make Mine Music / Import)

 date de sortie

00/12/2003

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Make Mine Music / Portal

 liens

Portal
Make Mine Music

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Deuxième sortie de l’année pour Portal, mais avec Music for Broadcast, on est bien loin de la pop éthérée de Promise et des disques précédents du duo anglais. En effet, ce CD-R, édité à seulement 100 exemplaires, est constitué d’une seule plage, instrumentale, d’une cinquantaine de minutes où règnent textures travaillées et nappes soyeuses, dans la lignée de ce que peuvent faire certains artistes U-Cover. Point de chant ou d’arpèges aériens de guitares, donc. Enregistré pour servir de support à une exposition, Music for Broadcast se présente comme une intéressante variation sur les différentes possibilités ambient, variation plutôt étonnante de la part de Scott Sinfield qu’on pensait, outre les grandes heures de 4AD, plutôt porté sur une new wave à la New Order.

Pendant la première partie où dominent pulsation sourde et nappes hypnotiques, Portal fait preuve d’une bonne maîtrise de l’ambient minimaliste, même s’il tombe rapidement dans l’écueil inhérent à ce type de production : l’absence de renouvellement peut être plaisant pour laisser à l’auditeur le temps de s’installer dans un album ou dans une ambiance, mais quand rien ne change pendant un quart d’heure, c’est l’ennui qui point.
La deuxième partie met, pour sa part, un certain temps à s’installer, le temps que les sonorités apparaissent petit à petit, que les plages émergent et que les samples se dévoilent, mais quand les premiers sons de cloches font leur entrée, c’est l’ensemble qui s’en trouve illuminé et l’attente récompensée. Répondant à une cloche plus grave, de petits tintements se posent et un harmonieux dialogue se déroule alors, sans heurts, tandis que les textures d’arrière-plan continuent leur habile travail de soutien.
Disparaissant peu à peu, les cloches ne sont plus qu’un lointain souvenir quand arrive la troisième et dernière partie du disque avec ses cordes enveloppantes et son atmosphère hautement évocatrice. Renforcée par des nappes de guitare et une lointaine rythmique, cette ambient ensorceleuse, en aucun cas novatrice, mais suffisamment bien réalisée pour nous toucher et que l’on prenne plaisir à se lover dedans nous capte sans problème jusqu’à la fin de l’album.

François Bousquet
le 06/01/2004

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