Tape

Operette

(CubicFabric / Chronowax)

 date de sortie

21/06/2004

 genre

Electronique

 style

 appréciation

 tags

Anderegg / Andreas Tilliander / BJ Nilsen / CubicFabric / David Grubbs / FilFla / Fonica / Fourcolor / Hazard / Keiichi Sugimoto / Mokira / Oren Ambarchi / Pita / Rechord / Stephan Mathieu / Tape

 liens

Oren Ambarchi
Stephan Mathieu
Andreas Tilliander
FilFla
Mokira
Pita
CubicFabric
BJ Nilsen

 autres disques récents
Orchard
Serendipity
(Ici d’Ailleurs)
Kyoka
SH
(Raster-Noton)
eRikm
Doubse Hystérie
(Monotype Records)
Borosilicate Purl
Coalescence
(Autoproduit)

Trio suédois auteur de deux albums et convié au dernier festival (K-RAA-K)3 en date, Tape voit son second album, Opera, remixé par dix artistes de haute tenue, pour un disque sortant sur le label japonais Cubicfabric. Dépassant le cadre traditionnel de l’album de remixes, Operette voit les artistes conviés soit retravailler le morceau initial, soit piocher des bribes musicales dans plusieurs titres du groupe suédois afin de créer un nouveau morceau ; l’ensemble se situe alors peut-être davantage du côté de la compilation que de l’album de remixes proprement dit.

C’est David Grubbs qui opère en premier en insistant sur la dimension free jazz de Tape, toutes cordes torturées dehors. Ensuite, ce sont les japonais de Fonica qui conjuguent petits larsens et guitare acoustique digitalisée avant qu’Hazard ne produise une mélodie métallique soutenue par une rythmique soignée et que Rechord (alias Andreas Tilliander) n’élabore une texture complexe à base de samples picorés çà et là parmi les morceaux de Tape. Oren Ambarchi livre, pour sa part, un très beau titre où, non content de retravailler le morceau initial, il l’agrémente de son propre jeu de guitare, délié et aérien.
Alors que Pita produit son habituelle electronica épurée et tourmentée, Minamo fait dans l’ambient introspective : trompette lointaine et nappe enveloppante. Josh Abrams se situe, ensuite, à mi-chemin entre ces deux directions musicales, mariant travail sur les textures et présence de glitchs et larsens. Plus long morceau du disque, le titre concocté par Anderegg débute par des petites notes de glockenspiel qui vont être traitées au fur et à mesure du titre et rehaussées d’autres éléments micro-électroniques puis d’une petite guitare pour un résultat particulièrement intéressant. Enfin, Stephan Mathieu clôt le disque par un morceau drone typique : nappe qui va crescendo, superposition de plages et effet hypnotique garanti.

François Bousquet
le 22/06/2004

À lire également

Fourcolor
Letter Of Sounds
(12k)
Fenn O’Berg
The Return of Fenn O’Berg
(Mego)
Anderegg
Anomia
(Apestaartje)
24/02/1999
Christian Fennesz - (...)
(Évasion)