V/A

Switches

(Audiobulb / Import)

 date de sortie

22/03/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Audiobulb / Autistici / Bllix / Claudia / Disastrato / Effacer / Electronica / He Can Jog / Prhizzm / Room

 liens

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Audiobulb

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Audiobulb est à l’origine un label en ligne, parmi tant d’autres. Un choix de diffusion qui a du apparaître comme le plus logique étant donné que c’est sur des forums de discussions que David Newman a rencontré la plupart des artistes ici présents. Un début plutôt original, et étonnant quand on voit la cohérence de son de cette compilation regroupant 14 inconnus.

Avant même de poser le CD sur la platine, la toute première impression est positive : dans un classique boîtier cristal, la jaquette fait preuve d’un graphisme original, avec une bestiole mi-organique, mi-mécanique, une sorte de chenille cybernétique à pattes de sauterelles en piteux état. Au dos, dans le même esprit, une sorte de plante-animal, et la liste des artistes, dont Disastrato, responsable de la partie graphique.
Du côté de la musique il y a quelque chose d’étrange : si les artistes utilisent des techniques variées, abordent des styles différents, si certains choisissent l’épure et d’autres le fourmillement de sonorités en tout genre, au bout de 70 minutes on n’a pourtant pas l’impression d’avoir écouté une compilation, mais l’album d’un unique artiste dont les subtiles variations de ton suivraient celles de son humeur. Peut-être cette unité dont le dénominateur commun est la douceur, est due à l’utilisation d’un certain type de son, des claviers limpides, des notes lumineuses.

On ne citera pas tous les artistes ici, mais histoire d’avoir un éventail représentatif, on citera les doux collages et voix de Rodolphe Küffer, à mi-chemin entre abstraction et mélodie, une electronica plus classique pour Marion, mais particulièrement fine à base de notes de guitare, nous rappelant beaucoup Melodium, puis les syncopes rythmiques sur nappes planantes de He Can Jog. Le deuxième quart du disque met l’accent sur l’utilisation de sons concrets, avec des collages plutôt ludiques pour Claudia, une sorte de bande sonore de dessin animé pour Disastrato, et des field recordings pour Oti qui plonge l’auditeur dans un rêve bucolique.
On saluera ensuite l’échafaudage rythmique de Bllix et sa dégringolade avec Build, les expérimentations complexes de Henry Leo Duclos qui pose des bruitages rythmiques sur des nappes de laptop, et l’ambient spatiale de Autistici. Moins original mais parfaitement maîtrisé, le morceau de Diagram of Suburban Chaos s’inscrit dans la lignée des premières productions d’Autechre, avec rythmique aride et mélodie mélancolique à souhait. Même influence pour Room, mais ce dernier s’en détache un peu plus.

L’ensemble est assez efficace au bon sens du terme : les mélodies sont touchantes, chaque titre est particulièrement soigné, fin, mais on sera juste un peu gêné par toute cette douceur qui, si elle fait l’unité de la compilation risque aussi de lasser sur la longueur.

Fabrice ALLARD
le 14/07/2004

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