Vladislav Delay

Demo(n) Tracks

(Huume Recordings / La Baleine)

 date de sortie

28/04/2004

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Huume Recordings / Vladislav Delay

 liens

Vladislav Delay
Huume Recordings

 autres disques récents
Mis+Ress
Dispellers
(Sound in Silence)
Ex Confusion
I Remember When
(n5MD)
Deaf Center
Low Distance
(Sonic Pieces)
Russ Young
Pala (EP)
(Audiobulb)

Cela fait un moment que l’on n’avait pas eu de nouvelles de Vladislav Delay, depuis 2001 et son live au festival Ars Electronica paru chez Staubgold. Depuis, on a pu le voir quelques fois en concert, sous ce nom ou encore sous le pseudo de Luomo, projet house nettement moins excitant.

Avec ce titre sous-entendant qu’il s’agit là de démos, on se demandait bien à quoi pouvait ressembler ce nouvel album. On vous rassure tout de suite, amateurs et fans seront comblés avec un album bien au delà de nos espérances, plus riche, plus varié, tout en gardant son propre style.
Démarrage très calme reprenant là où il s’était arrêté, à savoir l’album Anima paru chez Mille Plateaux. Mêmes sonorités, mêmes traitements, parsemés de bruitages et hésitations rythmiques, crépitements, bref toutes sortes d’éléments qui participent à la création d’un univers dense et chaleureux sur une base particulièrement minimale. On retrouve également, de façon peut-être plus subtile qu’auparavant, quelques influences dub, celui de Pole ou de Deadbeat.

On traverse cet album avec un sentiment de richesse inouïe, avec à chaque instant de nouvelles choses à entendre, des bruitages intrigants entre gargouillements et chuintements, le tout parsemé de clicks discrets. Mais la nouveauté sur cet album vient du changement d’ambiances, de passages particulièrement sombres et bruitistes qui viennent contraster avec la relative sérénité de la musique du finlandais. Peut-être est-ce là le "démon" qui sommeille en Vladislav Delay, le côté sombre et perturbé qui contrecarre la légèreté pop-house de Luomo. Ainsi Kohmeessa Alt. nous donne l’impression de naviguer au milieu des machines d’une usine. D’un autre côté, sur Kasvot Uivat, un titre beaucoup plus épuré, on aura l’impression d’entendre les silences se glisser entre les notes et les enrober.
Pour finir de combler la richesse de cet album, Kainuu, dernier morceau de l’album à l’intro particulièrement épurée, voit l’apparition de quelques notes de guitare sur de classiques percussions de batterie, tandis que quelques basses distordues apportent un supplément de relief.

Trois ans après son dernier album studio, voici une digne suite à Anima de la part d’un artiste qui mène de front deux projets musicaux vraiment indépendants, lui permettant peut-être de faire ici vraiment ce qu’il veut, hors de tout code et style.

Fabrice ALLARD
le 20/07/2004

À lire également

07/09/2001
Epizone 1 : Pole - (...)
(Nouveau Casino)
Vladislav Delay
Anima
(Mille Plateaux)
06/05/2011
Vladislav Delay Quartet
(Instants Chavirés)