Alejandra & Aeron - Rupert Huber

 date du concert

06/04/2002

 salle

Palais de Tokyo,
Paris

 tags

Alejandra & Aeron / Palais de Tokyo / Rupert Huber

 liens

Palais de Tokyo

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Ce soir, première découverte pour nous des spectacles proposés par le tout nouveau Palais de Tokyo. Jusqu’ici, la programmation qui privilégiait les DJ branchouilles ne nous avait pas attirés. Le concert de ce soir fait partie d’une série appelée Audiolab2, et sera suivi des performances de To Rococo Rot, Monolake ou encore Radiomentale (alias Jean-Yves Leloup, qui présente également de manière sympathique la soirée). Le concert a lieu dans un renfoncement qui évoque le squat par ses murs en béton nu, au sol recouvert de tapis comme pour les séances d’écoute du Métafort d’Aubervilliers. Mais ne nous méprenons pas, du squat le lieu n’a que l’apparence, ici les vigiles veillent et les spectateurs vont fumer leur cigarette dehors à la pause.

Le premier concert est celui de Rupert Huber, acolyte de Richard Dorfmeister au sein de Tosca. Ce sont des fragments d’enregistrements réalises depuis 1995 qui nous sont proposés à l’écoute ce soir. Il y a plein de collages, des voix se mêlent à des sonorités mélodiques. Visuellement, Huber, en costume trois pièces sombre, est assis derrière un bureau sur des tréteaux, et cela évoque une conférence Fluxus par Henry Flynt ou Georges Brecht dans les années 60. C’est une découverte de sa musique pour nous, et la première impression est bonne.

Après dix minutes, c’est au tour de Alejandra & Aeron de jouer de leurs portables, agenouillés par terre. On les avait laissés l’an dernier avec leurs contes musicaux pour enfants et leurs enregistrements de chansons traditionnelles espagnoles, et ce qu’ils jouent ce soir n’a rien à voir, et s’avère beaucoup plus bruitiste. La première pièce est composée de sons enregistrés en Ecosse, où ils avaient fait plusieurs concerts organisés par le label de Stirling, Diskono. Les sonorités sont abruptes, et le volume sonore augmente parfois brusquement quand la musique cherche à imiter le bruit d’un monstre dans un loch.
La deuxième pièce est plus calme, et est composée d’enregistrements réalisés à Noël aux Etats-Unis, avec des chansons populaires et la voix de la grand-mère d’Aeron, ancienne chanteuse d’opéra. Au final, un concert que l’on peut voir comme une manière de prendre des nouvelles de gens qu’on revoit régulièrement.

Bertrand Le Saux, Soizig Le Calvez
le 12/04/2002

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