Styrofoam

Nothing’s Lost

(Morr Music / La Baleine)

 date de sortie

02/11/2004

 genre

Electronique

 style

Pop

 appréciation

 tags

Morr Music / Pop / Styrofoam

 liens

Styrofoam
Morr Music

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Il faut s’y faire : Styrofoam oeuvre désormais exclusivement, depuis I’m what’s there… paru il y a un an et demi, dans le domaine, souvent ennuyeux, de la « data-pop ». Partant, il nous faut oublier les instrumentaux des deux premiers long-formats et considérer Nothing’s Lost comme tel ; dès lors, force est de constater que ce nouvel album contient, à l’instar de son prédécesseur, à peu près autant de passages intéressants que de morceaux au mieux anecdotiques.

Signalons tout d’abord que ce disque, conçu autour des vingt-cinq ans de la salle de concerts bruxelloise l’Ancienne Belgique, regorge d’invités : Valerie Trebeljahr de Lali Puna, Markus Acher de The Notwist et Lali Puna, Alias, Ben Gibbard de Death Cab for Cutie et The Postal Service , Bent Va Looy de Das Pop ou Andrew Kenny de The American Analog Set. Déjà affiliés à Styrofoam via d’anciennes participations ou des remixes, ces artistes interviennent sur six des neuf morceaux, qui pour chanter, qui pour jouer de la basse, du piano ou insérer une rythmique. L’album parvient cependant à éviter l’écueil bien proche du disque « à invités » où la personnalité de l’auteur disparaît complètement, noyée par les nombreux featurings.

Mélodiquement, Nothing’s Lost se situe néanmoins en dessous de ce à quoi Arne Van Petegem nous avait habitué (même si Ticket out of Town est gentiment accrocheur), mais il parvient, par endroits, à compenser ce déficit par une intégration souvent réussie de ses amis : les voix de Valerie et d’Alias se marient bien sur Misguided, la rythmique d’Alias sur Your Eyes Only sert intelligemment la mélancolie du titre et Make it Mine fait joliment office de bouquet final incorporant trois invités. Malheureusement, certains titres sont difficilement supportables : Couches in Alley et son côté doucereux qui tourne à la simagrée, Front to Back où Andrew Keeny se noie dans une soupe r’n’b ou encore Anything, sa rythmique affligeante, son très léger duo masculin-féminin et sa voix passée au vocoder archi-rebattue.

François Bousquet
le 08/11/2004

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