Coti

Lido Lato

(Poeta Negra / Chica Chic)

 date de sortie

00/08/2004

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Coti / Poeta Negra

 liens

Coti

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On découvrait le Grec Coti un peu tard, par hasard, il y a deux ans environ, en fouillant les bacs d’un disquaire d’occasion et en y trouvant Metamemoria, paru en 2001 sur le label Vibrant Music. Histoire de faire le lien avec quelque chose de plus connu, le label Vibrant Music a été fondé par Konstantinos Soublis qui sortait il y a quelques années des disques sous le nom de Fluxion chez Chain Reaction. Autrement dit, une valeur sûre, et nous avions effectivement été agréablement surpris par les sorties de ce label. C’est donc avec joie que l’on retrouvait Coti chez lui, puisqu’aujourd’hui sur le label grec Poeta Negra.

Le ton a certes un peu changé : Metamemoria se rapprochait d’une electronica mélodique, tout en intégrant des sonorités concrètes, des instruments acoustiques, et en travaillant sur des répétitions hypnotiques.
Sur ce double album, Coti nous offre deux facettes complètement différentes de son travail, et semble dissocier l’électronique de l’acoustique. Lido est la partie électronique qui, pour résumer, semble être la parfaite fusion entre Biosphere et Fennesz. Des nappes fantômatiques et glacées sur Amymoni P. ou sombres sur le magnifique G. Respiro, et presque toujours il dépose sur ces nappes un tapis de textures granuleuses, métalliques et fracturées qui nous rappellent l’artiste Autrichien, tout particulièrement sur S P.. On y retrouve parfois quelques bruitages évoquant des machines-outils sur Pluckp, des percussions free acoustiques sur P.Circolare, ou un piano timide, mais le travail de Coti reste ici centré sur le traitement sonore de boucles fragiles et hypnotiques et de ces textures à la fois douces et rugueuses pour dessiner des paysages vallonnés.

Sur le deuxième CD, changement complet de registre puisque s’il n’y avait pas tous ces traitements numériques, on obtiendrait un disque minimaliste et néo-classique. La part belle est laissée au piano que l’on retrouve que les cinq premiers morceaux, subissant de réguliers effets de syncope, se dédoublant sur différentes tonalités. On imagine l’artiste derrière son laptop en guise de piano, et jouant les Philip Glass sur Neige P. ou Brian Eno sur You Were One Once Too, épuré, contemplatif, les effets de syncope donnant ici l’impression que les notes rebondissent, légères, contribuant à l’aspect aérien de ce morceau.
Sur P.Strtch, c’est un violoncelle qui mène la danse à lui seul, grave, lent, pour un final plutôt triste, joli mais sans plus.

Si les deux disques sont a priori très différents, l’ambiance reste à peu près la même, Coti utilisant des techniques diverses pour soutenir un même propos. Le disque est très beau et plaira sans nul doute à ceux qui apprécient les références notés ci-dessus, mais justement, celles-ci sont tellement évidentes que l’on aurait aimé que Coti produise quelque chose d’un peu plus personnel ou osé.

Fabrice ALLARD
le 06/02/2005

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