Anne Clark - Chicks on Speed - Robots in Disguise

 date du concert

02/05/2002

 salle

Café de la Danse,
Paris

 tags

Anne Clark / Café de la Danse / Chicks on Speed / Robots in Disguise

 liens

Café de la Danse

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Comme tous les ans le festival Les Femmes s’en Mêlent a son petit succès en programmant sur une petite semaine toute sorte d’artistes féminine allant de la folk aux musiques électroniques en passant par la pop. Ce soir privilégiait bien sur des artistes estampillées "électro", raison de notre déplacement.
De plus l’affiche était particulièrement intéressante, avec les nouvelles venues de Robots in Disguise et leur électro-pop teintée 80’s, les allemandes de Chicks on Speed et leurs folles expérimentation, puis Anne Clark, diva new wave aux concerts trop rares par chez nous.

Ouverture avec Robots in Disguise, deux jeunes femmes qui entrent en scène sur The Robots de Kraftwerk. Ce qui nous marque dès le début c’est l’attitude, le look, leur façon de s’approprier le public en s’adressant assez directement à lui, en lançant des bonbons dans la salle, avec leur chorégraphie référencée et parfaitement synchro. Tout ça sur des arpèges électro tout droit venu des années 80.
Pourtant elles ont une certaine originalité, peut-être du aux guitares qui viennent s’ajouter à tout ça, ou même une flûte qui vient doubler la mélodie du synthé.
En fonction des morceaux les références aux années 80 s’effacent un peu avec quelques titre plus pop, notamment dans leur façon de chanter qui est très classique, pas maniérée.
Globalement un bon concert, bonne ambiance, excellente réception de la part du public.

Les Chicks on Speed ne pourront malheureusement pas en dire autant. Elles commencent leur set d’électro-pop foutraque à leur façon. Elles n’en font qu’à leur tête, punk attitude, leur chorégraphie ne ressemble à rien, bref, tout le contraire de Robots in Disguise. Mais le public semble préférer les sets carrés.
Qui plus est, leur musique si elle possède une base commune, s’inspire du reggae sur un titre, de la house sur un autre. Pendant ce temps des projections de leurs vidéo clips se déroulent au fond de la scène, sans que la vidéo qui passe ne corresponde au morceau qu’elles jouent en live...
Elles sentent bien que le public est distant, semblant ne pas bien comprendre leur démarche. Elles joueront pourtant leur tube, Kaltes Klares Wasser, mais rien n’y fera. Elles nous quitteront après 3 petits quarts d’heure, sans dire un mot.
Dommage...

La raison principale de notre déplacement au Café de la Danse, était la dernière artiste, Anne Clark, connue pour quelques beaux succès dans les années 80 comme son célèbre Our Darkness.
Une petite appréhension avant le début de son set, les derniers échos que nous ayons eu n’étant pas en sa faveur. Les lumières s’éteignent, Andy Bell (Erasure) est au clavier et commence à plaquer quelques doux arpèges électro, puis des choeurs lorsque la bassiste arrive sur scène. Celle-ci se joint à lui et commence à jouer pour accueillir le guitariste. Finalement Anne Clark arrive sur scène sous les applaudissements et enchaîne avec Abuse. Rien n’a changé, sa même façon de chanter, de réciter ses textes désabusés, appuyés par sa posture.
Depuis quelques années sa musique est devenue très "techno" afin de rester au goût du jour, mais généralement cela passe bien, les guitares venant relever l’ensemble. La musique est très présente avec de longues intros et des breaks trancey un peu planant pendant lesquels Anne Clark s’absente.
Le public est venu pour elle ce soir, et elle est visiblement contente et même surprise par l’accueil qui lui est réservé. Cela fait plaisir à voir. Elle terminera sont concert avec Our Darkness, puis Now en guise de rappel.
Magnifique concert.

Fabrice ALLARD
le 07/05/2002

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