Kero

Kerologistics

(Neo Ouija / La Baleine)

 date de sortie

10/10/2005

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Kero / Neo Ouija

 liens

Kero
Neo Ouija

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Pour ce nouvel album du très prolifique Kero (des sorties sur Shitkatapult, Bpitch control, Low Res), le musicien a signé sur Neo Ouija, label qui s’était quelque peu mis au repos depuis six mois.

Développant une IDM assez classique (pulsations plutôt dansantes tout en étant particulièrement travaillées, superposition des strates rythmiques, mélodies pas forcément mises au premier plan, nappes intervenant de temps à autre), Sohail Azad n’hésite pas, par moments, à sortir de ce schéma traditionnel pour aller vers des contrées plus proches d’une techno typique de la scène de Detroit. Ainsi, T34g met en place un beat métronomique relativement sombre, des plages tout aussi obscures, des pulsations légèrement réverbérées, des consonances métalliques et accueille la voix caverneuse de MC Marco.

Évoluant parmi des titres aux rythmiques soutenues (Cracktrackedit), aux climats angoissants (Wherethefukids3) ou aux sonorités partant dans tous les sens (6.18 multi), l’auditeur se trouve néanmoins assez vite lassé par cet amas sonore. En effet, non désagréables pris unitairement, les morceaux de Kero finissent par ne guère toucher sur la longueur de l’album (a fortiori, les titres sont peu courts : cinq minutes trente de moyenne pour un disque d’une heure), l’accumulation de rythmiques se révélant plus épuisante que véritablement productive. Dès lors, quand arrive un morceau comme 3.21, sa pulsation moins appuyée, sa ligne mélodique plus affirmée, son atmosphère plus naïve, il agit comme une sorte de répit. En vérité, c’est tout le dernier tiers du disque qui nous offre des morceaux moins agressifs, utilisant des sonorités plus bienveillantes (les mélodies tintinabulesques de Finalname-2, les nappes chaleureuses de Template=Instrument) et nous permet alors de quitter Kerologistics sur une impression plus mitigée alors qu’on était assez sceptique à l’issue des sept premiers titres.

François Bousquet
le 12/10/2005

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