Phonophani

S/t

(Rune Grammofon / La Baleine)

 date de sortie

22/05/2006

 genre

Electronique

 style

Electronica

 appréciation

 tags

Electronica / Phonophani / Rune Grammofon

 liens

Phonophani
Rune Grammofon

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Paru à l’origine à 500 exemplaires sur le label Biophon Records en 1998, le premier album de Phonophani est ressorti, fort à propos, par Rune Grammofon. Agrémenté de trois morceaux inédits mais datant de la période d’enregistrement du reste du disque, Phonophani permet de retrouver Espen Sommer Eide au début de sa carrière, avant même la sortie du premier album d’Alog.

Moins porté sur les cascades de petites notes synthétiques que ses productions futures ne le seront, ce disque met davantage l’accent sur l’interaction entre électronique et organique avec, par exemple, l’incorporation d’un instrument qui sonne comme un croisement entre une guitare et une guimbarde (Ring), celle d’un cuivre (Zurnas) ou d’une guitare plus mélodique (Kaliphoni et plus encore Order of Disappeareance avec arpèges et slides). Électroniquement parlant, l’album est ouvert à des incursions dub (Zurnas et ses pulsations caractéristiques), des passages industriels (Minne & Materie et ses sonorités métalliques) à des ambiances sombres (Duration-Happiness) ou, au contraire, plus égayées (Sol et ses babillages d’enfants). Tout ceci fait de Phonophani un album très riche, dense et fort intéressant, une belle gageure pour ce qui n’était qu’un premier long-format (on a vu, par la suite, que le Norvégien a largement su confirmer les bons a priori nés après l’écoute de ce disque).

En ce qui concerne les trois « nouveaux » morceaux, on retrouve tout d’abord les petites notes aiguës qui marqueront la musique d’Espen Sommer Eide par la suite (The Boy in his Bathtub). Dans Farger Rund Hvitt, c’est une voix féminine qui se mêle à l’electronica de l’artiste avant que Kreta ne clôture l’album de belle manière : longue pièce (neuf minutes trente) passant de petits larsens à des notes quasi-aquatiques. En définitive, voici donc un album à posséder pour les amateurs d’electronica légèrement expérimentale (les lecteurs familiers de Phonophani et Alog, frustrés de ne pas le posséder compte tenu du petit nombre d’exemplaires de la sortie initiale, l’ont sûrement déjà acquis).

François Bousquet
le 21/07/2006

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