Rosy Parlane

Jessamine

(Touch / La Baleine)

 date de sortie

08/12/2006

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Noise

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Noise / Rosy Parlane / Touch

 liens

Touch
Rosy Parlane

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Rosy Parlane est néo-zélandais, et Jessamine sorti en décembre 2006 était son deuxième album chez Touch chez qui il trouve assez logiquement sa place avec une musique ambient à la fois hypnotique et expérimentale, plus complexe qu’il n’y paraît. Ce nouvel album connaît la même structure que son prédécesseur (Iris paru en 2004) avec 3 longues pièces d’une durée comprise en 13 et 19 minutes.

Ce qui surprend d’abord, ce sont les premières minutes de l’album alors qu’on lit les notes de pochette. L’instrumentation est on ne peut plus éclectique, mais surtout surprenante au regard de la musique produite : guitares, piano, mélodica, accordéon, violon, trombone, autant d’instruments qui ne serviront que de source sonore, au même titre qu’une scie et autres objets qui lui tombent sous la main, des micro-contacts, une radio, un ordinateur bien sûr, et des field recordings assez logiquement. Difficile de retrouver l’origine des sources sonores à l’écoute de ces nappes et textures enchevêtrées, même si le son clair et métallisé du titre d’ouverture, quasi orchestral, laisse apparaître de nombreuses percussions, genre timbales ou bols tibétains, grincements métalliques, larsens.
Au second plan, on trouve toujours un drone qui sévit, mais il sera plus présent encore sur Part Two, parsemé de grésillements, puis de nappes tendues, et frétillements métalliques pour un rendu quasi aquatique. Après une minute d’agression stridente, retour au calme, eau dormante et vagues de pluie.
Le dernier titre laisse apparaître des nappes cristallines, des sifflements tombés du ciel, féériques, quelques crépitement, jusqu’à ce qu’à mi-parcours, l’ensemble se voit envahi d’une texture grésillante. On approche alors du son de guitares saturées qui a fait le succès de Fennesz, dans un style d’abord hypnotique, déviant petit à petit vers un univers plus dérangé, plus destructuré, et finalement très rock.

Si l’on pourrait ranger Rosy Parlane un peu aisément dans une veine ambient-drone, la richesse de ses compositions, ses élans imprévisibles, son instrumentation orchestrale sont autant d’éléments qui lui confère un univers plus personnel, difficilement classable et donc indispensable.

Fabrice ALLARD
le 16/10/2007

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