Origamibiro

Cracked Mirrors And Stopped Clocks

(Expanding Records / Import)

 date de sortie

28/05/2007

 genre

Electronique

 style

Electronica / Folk

 appréciation

 tags

Electronica / Expanding Records / Folk / Origamibiro

 liens

Expanding Records
Origamibiro

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Moitié du très bon duo Wauvenfold (dont tout laisse malheureusement à penser qu’il a cessé ses activités), Tom Hill se présente sous le nom d’Origamibiro après avoir déjà œuvré sous celui de Penfold Plum (pendant que Noel Murphy, l’autre membre du duo opère sous le pseudonyme Bury & Disinter). Cracked Mirrors And Stopped Clocks, premier disque d’Origamibiro vient confirmer la direction prise depuis 2006 par Expanding : s’écarter de l’electronica traditionnelle pour aller vers des styles utilisant massivement des instruments réels.

Ici, c’est une guitare acoustique qui est à l’honneur pour un nouvel exemple de ce que être la folk-electronica : mélodie entraînante à la six-cordes, mise en boucle par une machine, adjonction de petits glitchs et de quelques filtres, samples vocaux troncaturés, atmosphère générale champêtre voire carrément laid-back. Rien de très nouveau donc dans cet agencement globalement bien exécuté même s’il ne résiste pas à quelques affèteries et facilités. En revanche, quand l’ambiance générale se fait plus sombre et plus inquiétante, la musique de l’Anglais gagne en densité et en profondeur ce qu’elle perd en caractère sympathique et frais (Unkown in the Walls).

Surtout, on mettra au crédit d’Origamibiro son travail sur la tessiture de ses sonorités. Ainsi, un traitement particulièrement délicat et en même temps assez complexe est apposé aux éléments électroniques (souvent) et aux notes de guitare (parfois). À mi-chemin entre le grésillement et l’enrobage cotonneux, cette opération sur les composantes mélodiques permet d’installer une distance pas inintéressante avec ce chromatisme. De même, le jeu sur les harmoniques de la guitare (Gathers in Puddles) tout comme celui semblant transformer celle-ci en harpe (No More Counterfeit Bliss) favorisent là aussi un recul vis-à-vis de la mélodie empêchant Tom Hill de verser dans une accessibilité un peu trop commode.

François Bousquet
le 10/09/2007

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