Port-Royal

Afraid To Dance

(Resonant / La Baleine)

 date de sortie

16/07/2007

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Electronica / Port-Royal / Post-Rock / Resonant

 liens

Port-Royal
Resonant

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Deux ans après Flares, voici le deuxième album du quatuor italien Port-Royal, toujours chez Resonant après une petite infidélité lors d’un EP paru chez chat blanc records.

Ayant adoré le premier album, c’est assez confiant que l’on aborde cette deuxième production. On avait en mémoire un superbe disque ambient, on sera alors surpris de voir abordé ici un ton un peu plus nerveux même si les composants restent à peu près les mêmes. Guitares tour à tour soyeuses et cristallines, électronique à la fois douce et cliquetante, Port-Royal reste à la croisée des chemins, quelque part entre un post-rock planant et une electronica mélodique, le tout arrangé avec harmonie pour un résultat assez immédiat, à l’image du surprenant Deca-Dance, un tube en puissance qui n’hésite pas à user de claviers sirupeux, sonorités 80s et arpèges faciles, mais dont les guitares apportent une finesse bienvenue.
Ce sont les composantes post-rock qui dominent l’ouverture de l’album : croisement de guitares cristallines, basse récurrente, sur fond de rythmique crépitante, et effets de hachage pour terminer Bahnhof Zoo. On passera rapidement sur les textures bruitistes à la Fennesz de Pauline Bokour, certes très beau, et sur le très pop Roliga Timmen (Longing Machines), assez inattendu, ces deux titres étant en quelque sorte des exceptions sur cet album.

Les compositions de Port-Royal ont besoin de durée pour s’exprimer pleinement. Les titres de 7-8 minutes sont fréquents, construit sans logique apparente, flirtant avec les genres au sein d’un même morceau, changeant régulièrement de tempo, ce type de composition a pour effet de donner un aspect impalpable à l’album, rendant le découpage en piste presque anecdotique et donnant plus une impression d’ensemble. Anya : Sehnsucht par exemple passe d’une electronica mélodique quelconque à un post-rock langoureux, se trouve ponctué de passages ambient pour s’achever dans un solo de piano néo-classique. Plus contrasté encore, Deca-Dance n’hésite pas à enchaîner rythmiques technoïdes et ambient glacées, tandis que Internet Love aligne post-rock lancinant et electronica aérienne.

Afraid to Dance est une longue ballade entre deux eaux, entre guitares mélodiques cristallines et rythmiques electronica syncopées (Putin vs Valery), pour finir par une ambient à la fois lunaire et aquatique. Amateurs de douceurs et rêveries, ce disque est fait pour vous.

Fabrice ALLARD
le 23/10/2007

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