Festival Fugues 2008 : Port-Royal / Winterlight

 date du concert

08/03/2008

 salle

Mains d’Oeuvres,
St Ouen

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Port-Royal
Mains d’Oeuvres
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Dernière soirée du festival Fugues en ce samedi soir où nous nous dirigeons à Mains d’Oeuvres, une salle dans laquelle nous n’avions pas mis les pieds depuis longtemps et que nous avons eu plaisir à retrouver, avec un réaménagement de la salle plutôt bienvenu. Nous arrivons sur place vers 21h pour une soirée annoncée à 20h30, et on est surpris du peu de monde présent pour cette clôture de festival. De notre côté, cette soirée était un peu une évidence, avec une très forte envie de voir les Italiens de Port-Royal en live après avoir parlé de leurs albums parus chez Resonant.

C’est Winterlight qui aura la lourde tâche d’ouvrir cette soirée, devant un public épars. Winterlight est le projet d’un seul homme, l’Anglais Tim Ingham, qui se produit au laptop et guitare. Il est lui aussi influencé par la vague shoegazing et contribue donc à cette espèce de revival façon post-rock ambient ou électronique planante selon les titres, selon la façon de voir les choses. Musique douce, sonorités cristallines, rythmiques electronica gentillettes, on est en terrain connu, avec malheureusement un son que l’on trouvera cheap, manquant d’ampleur et de contraste. On appréciera par contre grandement les projections, avec une fois sur deux des teintes gris-bleutées, la caméra avançant lentement en suivant une ligne de chemin de fer enneigée, un tapis roulant, avec quelques effets spéciaux pour ajouter des flocons tournoyants. Quand elles sont en couleurs, ces projections continuent sur ce même principe, telle que cette avancée de nuit dans une rue illuminée de néons. Tim Ingham alterne régulièrement entre laptop et guitare, finissant par un titre beaucoup plus tendu, une electronica nerveuse et efficace avec malheureusement une petite erreur de manipulation de sa part qui provoquera une cassure sur un titre qui devait justement se jouer sur la longueur.
Une impression mitigée donc, principalement en raison d’un manque de finesse et de recherche sonore.

On n’aura pas le temps de s’éterniser au bar que déjà, le concert de Port-Royal est annoncé. Un petit peu plus de monde peut-être, mais la salle est malheureusement bien loin d’être pleine. Sur scène, la formation italienne est réduite à deux membres, Attilio Bruzzone pour la musique et Sieva Diamantakos aux visuels. Avec un seul musicien au lieu de quatre, et un vidéaste qui passe son temps à sauter dans tous les sens, on se doute bien que la partie véritablement live est très limitée, mais nous verrons qu’il ne s’agit là que d’un détail.
Le concert commence très fort avec l’annonce d’un nouveau titre intitulé Trancey, ce qui suggère déjà un morceau à la fois puissant et efficace. On était donc prévenu, mais on est quand même surpris de voir Port-Royal débuter leur concert aussi fort, avec un titre technoïde imparable. Même si on retrouvera par la suite le style du groupe avec un son clair, des lignes mélodiques épurées, on aura plaisir à les voir se démener pour rendre ce concert vivant au possible, tous les deux pourtant séparés du public par leur table recouverte de laptops et claviers. Les visuels honnêtes mais sans surprises ne retinrent pas vraiment notre attention, alternant dérives nocturnes et scènes de club, bien dans la lignée du concert donc et même très en phase avec la musique sur les titres les plus sautillants comme Deca-Dance ou Nights in Kiev.
Après une grosse heure de concert, tonnerre d’applaudissements bien mérités, le public en redemanderait bien un peu mais on devra s’arrêter là. Si jamais Port-Royal passe pas loin de chez vous, que vous appréciez ne serait-ce qu’un peu leur travail, ne les ratez pas !!

Fabrice ALLARD
le 10/03/2008

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