Turzi

A

(Record Makers / Discograph)

 date de sortie

12/06/2007

 genre

Electronique

 style

Electro / Krautrock / Space Rock

 appréciation

 tags

Electro / Krautrock / Record Makers / Space Rock / Turzi

 liens

Record Makers
Turzi

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Turzi, a priori nom du groupe est en fait le projet d’un seul homme, Romain Turzi qui s’entoure de la formation Reich IV pour enrichir ses productions solo et l’accompagner sur scène. Ce premier album sort sur le fameux label Record Makers qui accueille déjà Hypnolove, Arpanet et bien sûr Sébastien Tellier.

Avant d’avoir le disque entre les mains on avait écouté quelques titres sur le net et on avait un peu rapidement classé Turzi au rayon post-rock réhaussé parfois d’un peu d’électronique. Intitulé A, l’album est composé de 13 pistes dont chaque titre débute par la lettre "A", à commencer par le premier morceau tout simplement intitulé A. Et là, c’est le choc. Du post-rock attendu, on se retrouve avec cette ouverture 100% électronique, ce son un peu rétro, ces arpèges accrocheuses qui tournent en roue libre, et on réalise que Turzi chez Record Makers, c’était une évidence. La formation est un peu plus complète sur Alpes avec guitare et batterie pour une rythmique menée tambour battant, des cymbales éclatantes bref, un doux parfum 70s, tous les ingrédients d’un krautrock allemand auquel se joignent quelques voix sombres. On se rapproche petit à petit d’un rock instrumental, ou post-rock nerveux aux rythmiques saccadées, aux basses marquées, et on pense souvent à Joy Division, ou plutôt à Ian Curtis et sa danse frénétique qui collerait bien à cette musique pleine d’énergie.

Les titres s’enchaînent d’une seule traite, parfois réellement enchaînés musicalement, d’autres fois mis bout à bout sans le moindre espace, comme pour garder le tempo et l’ambiance. A la fois cohérent et éclectique, Turzi produit un album surprenant et attachant, aussi bien à l’aise dans le rock que l’électro. Un peu facile quand les claviers vintages déroulent leurs arpèges (Amadeus), le groupe passe par l’hommage psyché à Kraftwerk sur Acid Taste pour arriver à une mise en musique de la fameuse prière sur A Notre Père façon électronique hypnotique et hippie. La deuxième moitié de l’album sonne globalement plus rock, mais propose aussi un mélange plus homogène de l’électronique et des composantes rock, faisant ressortir quelques notes de piano sur Authority 17, des basses lourdes sur Allah Delon pour s’achever avec les 8 minutes de Axis of Good, plus cinématographique avec son piano tantôt grave, tantôt léger, ses doux choeurs féminins, parfaite bande son pour un opéra rock.

Un album plutôt étonnant, riche, marqué par les années 70 mais en même temps très actuel. Parfait pour les amateurs de claviers vintages et de rock carré.

Fabrice ALLARD
le 14/03/2008

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