Soirée Miasmah : Greg Haines / Rafael Anton Irisarri

 date du concert

17/03/2008

 salle

Instants Chavirés,
Montreuil

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de bruit et de silence / Greg Haines / Instants Chavirés / Miasmah / Rafael Anton Irisarri

 liens

Greg Haines
Miasmah
Instants Chavirés
Rafael Anton Irisarri
de bruit et de silence

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Deux ans d’activité déjà pour le petit label norvégien qui compte déjà six références, dont une compilation, un album de Encre, et bien sûr les deux artistes présents ce soir.

On a eu l’impression que cette soirée avait fait l’objet de nombreuses annonces, mais peu de monde était présent aux Instants à notre arrivée pourtant un peu tardive. Le temps de prendre un verre, papoter un peu, il se passe un petit quart d’heure avant que ne débute le premier concert. La salle est en configuration assise, et nous prenons place au premier rang tandis que Greg Haines s’installe. Ce jeune homme au violoncelle que l’on pensait ne pas connaître, on l’avait en fait déjà vu en concert, accompagnant Xela lors du festival des Siestes Électroniques 2007. Quelques machines sur une table, et un glockenspiel pour commencer, délivrant une mélodie classique, puis passant son archet sur les lames de l’instrument. Le principe est assez classique avec mise en boucle et superposition des éléments, mais on sera surpris par ses assemblages a priori chaotiques qui finissent par prendre forme comme par magie. Une fois les bases posées, il prend son violoncelle et superpose les mélodies mélancoliques dans les moments les plus doux, mais aussi régulièrement très graves, dures, voire violentes.
Globalement un bon concert, avec un artiste qui bien que coincé derrière son instrument fait preuve d’une réelle présence sur scène, habité par sa musique. Un artiste que l’on aura plaisir à revoir sur scène, mais dont on dissociera le travail sur disque, plus riche, plus fin, plus subtile sur son très beau Slumber Tides.

Une petite demi-heure de pause et Rafael Anton Irisarri prend le relais. Derrière une grande table sur la droite de la scène, sur laquelle trône une immense console de mixage et deux laptops, l’artiste fait les derniers réglages son, teste sa guitare, tandis que face à nous la scène dégagée laisse le champ libre devant une toile tendue servant d’écran aux projections. Tout de suite c’est la nature des sonorités qui surprend, apparemment purement électroniques, nappes soyeuses et délicates enchevêtrées pour une musique 100% ambient alors que l’on s’attendait à un son un peu plus acoustiques, à entendre un piano ou même cette guitare qui ne servait certainement que de déclencheur, ou peut-être de source sonore ensuite complètement brouillée par les effets. De part la configuration du set, Rafael Anton Irisarri nous fait l’impression d’être plutôt un homme de studio, contrôlant avec rigueur sa production, quitte à perdre en spontanéïté. Les projections étaient bien dans la lignée de la musique, jouant sur l’hypnotisme (longs travellings), les yeux dans le vague (images floues). Musicalement on trouvera ce concert absolument magnifique, de quoi ravir tous les amateurs d’ambient, et nous donnant en tout cas envie de se plonger dans ses albums.

Fabrice ALLARD
le 07/04/2008

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