Tour de France : Tender Forever / Vale Poher / Frànçois

 date du concert

29/03/2008

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 tags

Centre Pompidou / Frànçois / Tender Forever / Vale Poher

 liens

Tender Forever
Centre Pompidou
Vale Poher
Frànçois

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En cette fin mars, le Centre Pompidou consacre une soirée à la scène française avec trois artistes à découvrir. Un pari relativement risqué puisque même si Tender Forever commence à se faire un nom, ce n’est a priori pas la soirée que l’on s’attend à voir afficher complet, et c’est pourtant dans une salle bien remplie que débutent les concerts.

On débute avec le moins connu des trois puisqu’il s’agit de Frànçois, artiste français exilé en Angleterre depuis quelques années, accompagné ce soir d’une part de The Atlas Mountains lui apportant une formation pop-rock et d’autre part d’un quatuor d’origine Basque aux chœurs. On est globalement sur un terrain très pop, mais le groupe parvient à convaincre de part sa personnalité. Les chœurs tout d’abord apportent une certaine classe, un respect même si l’on se réfère au silence religieux dans la salle. Une guitare lumineuse ensuite, une voix soyeuse, il n’en faut pas plus, même si notre enthousiasme du début s’explique aussi par l’effet de surprise, la découverte d’un jeune talent qui nous présente sa musique avec humilité. Un peu d’humour, un peu de déconne pour faire rock’n roll, bref, ça fonctionne plutôt bien et puis sur la longueur, peut-être la surprise qui s’amenuise, on trouvera que les derniers titres sonnent comme une pop finalement très classique. Retour des chœurs qui s’étaient éclipsés et Frànçois nous joue un dernier titre pour un set qui nous laissera au final une bien bonne impression.

On enchaîne avec Vale Poher, une jeune lyonnaise que l’on faisait jouer il y a quelques années au Project 101. A l’époque elle était seule avec sa guitare acoustique, c’est aujourd’hui sous la forme d’un classique trio guitare-basse-batterie qu’elle se présente.
A vrai dire, pendant le premier titre on est un peu inquiet. Ultra répétitif et long, voix monocorde, on flirte un peu avec l’ennui avant de percevoir la lente montée qui se met en place. La voix devient plus rauque, la batterie plus lourde, les guitares plus appuyées pour arriver à un rock brut, tendu, qui pourra rappeler parfois PJ Harvey. Une fois les bases posées, le public prévenu, le trio continu son chemin avec brio, la voix écorchée répondant aux mélodies de guitare. On appréhendait un peu ce virage rock, force est de constater qu’il a été parfaitement négocié, ce set étant pour nous la meilleure surprise de la soirée.

On terminera avec Tender Forever que l’on découvrait il y a un peu moins de 2 ans au Café de la Danse lors du festival Dérapages. Un petit bout de femme plein d’énergie, jouant la carte de l’humour entre deux morceaux d’électro-pop. La forme n’a certes guère changé. C’est Georges Pompidou, l’homme politique, qui ouvre le set avec la vidéo de l’un de ses discours sur lequelle Mélanie a posé ses propres mots sous forme de gloire à cette jeune artiste qu’est Tender Forever. Elle nous préviens ensuite qu’elle va faire un set "comme à la maison" et effectivement on est en terrain connu. Mélange d’électro-pop bariolée et de chanson plus calmes, guitare acoustique et reprise au ukulélé. L’humour toujours présent alterne entre politique et difficile statut d’artiste, et s’avère plutôt efficace. Malheureusement il manquait un petit quelque chose ce soir pour que cela fonctionne. Peut-être une scène trop grande malgré son énergie débordante, à moins que ce ne soit un set un peu plus calme qu’il y a deux ans se prêtant mal au lieu, ou tout simplement l’effet de surprise qui ne fonctionne plus...

Fabrice ALLARD
le 13/04/2008

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