Critikal

Graphorrhea

(Nexsound, Zeromoon, Kvitnu / Import)

 date de sortie

25/12/2007

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Improvisation / Noise

 appréciation

 tags

Andrey Kiritchenko / Critikal / Expérimental / Improvisation / Kotra / Kvitnu / Militant Fields / Nexsound / Noise / Violet / Zeromoon

 liens

Kotra
Andrey Kiritchenko
Violet
Critikal
Nexsound
Zeromoon
Kvitnu
Militant Fields

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Critikal est un quatuor d’artistes dont nous avons déjà parlé par ailleurs pour la plupart. Commençons par l’Ukrainien Andrey Kiritchenko, certainement le plus connu, composant sous son propre nom et également boss du label Nexsound. Voisin de palier, Dmytro Fedorenko compose quant à lui dans un registre plutôt bruitiste sous le nom de Kotra. Il a sorti quelques albums chez Nexsound avant de monter sa propre structure, le label Kvitnu. Jeffrey Surak quant à lui est américain, principalement connu en tant que Violet dans un registre ambient-noise minimale. Il dirige également un label dénommé Zeromoon, d’où la sortie conjointe de cet album par Kvitnu, Nexsound et Zeromoon. Le quatrième artiste participant au projet est Tobias Åström, activiste en tant que Militant Fields, responsable des effets et manipulation de field recordings.

Les présentations étant faites, et étant donné le pedigree de chacun de ces artistes, on a déjà une petite idée de ce à quoi s’attendre. Œuvre de musique contemporaine aux composantes à la fois rock et électroniques, Graphorrhea joue sur les cassures. Changement incessant de tempo, changement éprouvant de sonorité, cet album s’apparente dans sa composition à une œuvre de musique concrète ayant pour source sonore une batterie, une guitare basse et diverses machines. On passe ainsi de syncopes rythmiques bruitistes au quasi silence (Tesseract Of Distrust), d’une basse rock à des glitchs électroniques (Wail Absorption), ou encore du bruitisme industriel aux nappes en suspend (Wrath Rationale).
En effet si le bruit électronique reste une composante majeure de cet album, quelques surprises se font jour lorsque les hésitations et syncopes bruitistes s’estompent, même pour une courte durée, au profit d’un souffle sifflant et linéaire (Rapture Periods), un drone légèrement métallisé (Sine Verbiage), un travail de composition plus fin à base de micro bruitages (Mind Opacity). La fin de l’album est d’ailleurs un peu plus douce, avec très régulièrement des souffles et drones qui servent de tapis sur lequel viennent se poser de bref à-coups électroniques. Linear Fear en est certainement le meilleur exemple, doux mélange de nappe et souffle, crépitements, craquements, claquements rythmiques et mélodie subtilement suggérée.

Graphorrhea est un album complexe et inclassable. Globalement expérimental bien sûr, mais intégrant aussi bien des éléments bruitistes qu’ambient dans des compositions abstraites, que ce soit par volonté de déstructuration ou plus naturellement par simple improvisation.

Fabrice ALLARD
le 19/07/2008

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