Lights Out Asia

Eyes Like Brontide

(n5MD / COD&S Distribution)

 date de sortie

19/08/2008

 genre

Rock

 style

Post-Rock / Shoegazing

 appréciation

 écouter

8 RealAudio (extraits)

 tags

Lights Out Asia / n5MD / Post-Rock / Shoegazing

 liens

n5MD
Lights Out Asia

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Alors qu’on réécoute régulièrement, et avec toujours autant de plaisir, Tanks and Recognizers et qu’on a pu se délecter d’une session radio effectuée en août 2007 sur la radio de Milwaukee WMSE, Lights Out Asia est déjà de retour avec leur troisième album. Un peu plus d’un an après leur long-format précédent, nous ne pensions pas forcément retrouver aussi rapidement le trio du Wisconsin sur disque (bien qu’on constate que, globalement, les musiciens signés sur n5MD s’avèrent assez infatigables) et sommes plutôt impatients de découvrir ce nouvel enregistrement.

Les premières minutes nous paraissent à cet égard immédiatement familières, on pourrait alors reprendre ici les mêmes termes que ceux utilisés l’an passé pour décrire la musique de la formation états-unienne, évoquer à nouveau ces prenantes partitions de guitare, cette capacité à incorporer des vocalises au même niveau que les instruments ou cette volonté d’aller vers un lyrisme parfois légèrement trop ampoulé (Six Points of Fire). De même, les rythmiques programmées remplissent parfaitement leur rôle structurant, empêchant l’ensemble de tomber dans la simple démonstration sonore. Reproduisant également la structure de Tanks and Recognizers, Lights Out Asia propose trois longs morceaux (dépassant les neuf minutes) au milieu de titres plus courts, permettant à l’auditeur de naviguer entre passages dans lesquels le propos est véritablement ramassé et morceaux où le trio s’épanche davantage.

Aucune nouveauté ne serait donc à relever de la part d’un groupe qui se reposerait alors complètement, et un peu paresseusement, sur ce qu’il sait (très bien) faire ? Probablement trop sévère, ce jugement n’est pourtant pas complètement dénué de sens ; mettons cependant au crédit de Mike Ystad, Chris Schafer et Mike Rushet l’incursion récurrente (et convaincante) d’un clavier (Radars Over The Ghosts Of Chernobyl, Psiu ! Puxa !, The Wrong Message Could End You). Cela dit, lorsqu’une formation maîtrise à ce point le genre musical dans lequel elle évolue et que cela donne un résultat à la fois instantanément captivant et aux compositions aussi riches, pas évident de faire le difficile et de se retrancher derrière un irrépressible besoin de mouvement. Parfois, le surplace et la consolidation des acquis ont du bon.

François Bousquet
le 19/09/2008

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