Phoenix vs Babel

 date

du 1/12/2008 au 10/1/2009

 salle

Fondation d’entreprise Ricard,
Paris

 appréciation
 tags

Fondation d’entreprise Ricard / Jean-Pascal Flavien / Leonor Antunes / Saâdane Afif / Vittorio Santoro

 liens

Fondation d’entreprise Ricard

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Afin d’essayer de voir si de véritables liens peuvent être établis entre plusieurs artistes étrangers installés à Berlin, Phoenix vs Babel en réunit une dizaine, sans véritable fil conducteur préétabli, hormis le postulat indirectement posé par le titre : la capitale allemande serait un lieu en régénération incessante dans lequel se croisent diverses cultures appelées à dialoguer entre elles.

Dans le prolongement de cette remémoration de la tour biblique, on remarquera l’occurrence des thématiques de la construction et de la déconstruction. Évoquant la première, une photo de Saâdane Afif représente un empilement de volumes, les photos-montage de Mladen Bizumic mêlent Le Corbusier et Mies Van Der Rohe, Jean-Pascal Flavien dessine une maison rouge et Leonor Antunes poursuit son approche métonymique récemment commentée à l’occasion de son exposition au Crédac : titre tautologique (a part considered in relation to the whole), juxtaposition de cuir, fils et bois, combinaison de suspensions et installations au sol histoire d’occuper l’espace avec peu de moyens. À l’inverse, Robert Barta opte pour une approche déconstructiviste avec une installation montrant un vieux porte-manteau déchu, tombé au sol à la suite de morsures de castor, symbolique un peu lourde d’une civilisation dégénérescente.

Dans cette lignée, le clinquant outrancier des cultures déclinantes est étudié par Timo Nasseri avec son écriture argentée accrochée au mur ou par Sophie-Therese Trenka-Dalton et son association d’une peinture aux couleurs criardes, d’adhésif parme et jaune orangé et d’un palmier. Si Leonor Antunes parvient à restructurer l’espace sans utiliser de murs, Vittorio Santoro en fait de même mais en combinant miroir sans teint, cloisons immaculées et éclairage intermittent. Difficile donc d’affirmer que de réels liens et rapports existent entre ces artistes, ni qu’ils se soient appropriés une culture commune après avoir rompu avec leurs attaches initiales, mais on retrouve cependant ici quelques-unes des préoccupations qui traversent le plus les créations contemporaines.

François Bousquet
le 13/01/2009

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